Introduction

Toute l’histoire de l’Occident est celle du progrès et toute l’histoire du progrès est celle de l’Occident.

L’Occident n’a jamais été si puissant et aussi massivement humaniste, et pourtant, les élites politiques des pays occidentaux ne parlent que des moyens de tuer cette puissance, d’entraver ses progrès, d’étouffer son rayonnement. Apocalypse écologique, alarmisme économique, dangers technologiques imaginaires, fantasme de décadence morale : les plus grossiers scénarios sont agités pour freiner l’Occident.

Pire, la gauche présente le progrès comme un ensemble de réformes visant à dissoudre ce qui rend justement ce progrès possible, à savoir le peuple blanc, et à démanteler sa civilisation pour partager ses restes entre tous les peuples dépassés, tout en nous abreuvant de discours relativistes interdisant de stigmatiser l’arriération. 

Le camp conservateur rebondit sur cette vision funèbre du progrès et prétend de son côté que pour sauver notre peuple et notre civilisation, il nous faudrait détruire tout ce qui a fait et continue de faire sa grandeur : sa quête de progrès et son perpétuel mouvement vers l’avant.

Ces deux camps monopolisent l’attention sur la scène de la fausse politique, mais ils sont les deux visages d’une même pulsion de mort. La civilisation occidentale est la seule culture à avoir institutionnalisé sa propre remise en cause permanente. C’est une force qui nous pousse à nous améliorer perpétuellement, mais c’est aussi une faiblesse exploitée par tous nos ennemis, qu’ils soient de l’intérieur ou de l’extérieur. Cette capacité d’autocritique nous a maintes fois régénérés. Elle nous a maintes fois fait tendre vers la vie. Mais elle est aujourd’hui parasitée par des coteries malveillantes qui veulent forcer le monde blanc à s’atrophier jusqu’au suicide. La gauche veut nous faire croire que le meilleur moyen de rendre service à l’humanité et à la planète serait de nous suicider. Les conservateurs réactionnaires veulent nous persuader que pour survivre, nous devrions rejeter « le progressisme » et revenir à de prétendues « racines chrétiennes », c’est-à-dire tuer en nous toute aspiration au progrès matériel et social. L’auto-trépanation comme seule planche de salut.

Les gauchistes veulent nous effacer de l’histoire. Les conservateurs veulent arrêter notre histoire. La fausse politique nous somme de choisir entre les deux tranchants de la même lame de l’exécuteur. Les premiers nous assurent que l’Occident peut vivre sans son corps, coupé du sang de nos ancêtres. Les seconds nous promettent que notre civilisation peut vivre sans sa tête, coupée de nos ambitions et de nos rêves de futur. Tous fournissent des arguments différents afin de nous convaincre de poser la tête sur le billot pour nous purifier du pire crime de tous les temps : le crime d’une race qui a brisé l’idéal d’indifférenciation chrétienne en se rendant coupable du péché de suprématie dans tous les domaines.