9.5 h) L’obsession de la victoire des urnes

Aucun parti se présentant comme « de droite » ne s’approche un tant soi peu de la droite. Ce ne sont que des partis conservateurs qui font plus ou moins de concessions à la gauche.

Dans l’état actuel du paysage politique occidental, la notion de « vote utile » peut parfois avoir du sens pour la gauche, mais n’a aucun sens à droite. Quand on est de gauche, le vote utile est mieux que rien, mais quand on est de droite, le « vote utile » est pire que tout, car c’est donner sa validation à la mainmise conservatrice empêchant toute droite d’exister.

Depuis plus de cinquante ans, les conservateurs arnaquent les électeurs de droite en utilisant toujours la même ficelle marketing : la fausse urgence. Tout comme les vendeurs de camelote poussent le consommateur à acheter des biens dont il ne veut pas en le bombardant de messages visant à créer de l’affolement (« Vite ! Plus que 24h pour bénéficier de la super promo exclusive ! »), les conservateurs s’excitent, s’étranglent d’indignation, braillent qu’il sera bientôt trop tard, que nous sommes au bord du gouffre, pour pousser les électeurs de droite à s’affoler, à se rabattre en urgence vers la première solution qu’on lui vend. Sauf que cela fait plus de cinquante ans que les conservateurs jouent le même tour aux électeurs de droite : « Vite ! Votez tout de suite pour nous même si on ne propose rien de ce que vous réclamez et que nous n’avons aucune vraie solution ! Vite, donnez votre vote sinon dans un an il sera trop tard ! »

C’est ainsi qu’on se retrouve en France (et partout ailleurs en Occident) avec très exactement zéro grand parti étiqueté à droite proposant la remigration, alors que les deux tiers de la population française sont favorables à la remigration.

L’électorat de droite doit apprendre à se respecter. Il doit cesser de laisser les arnaqueurs conservateurs lui refourguer de la mauvaise camelote sous prétexte d’urgence. La seule urgence est de bâtir une droite authentique, apte à porter le projet de la remigration, et ce défi, on ne le relève pas par l’affolement. Ce défi, on le relève par le travail, la persévérance et l’intransigeance.