9.1 d) L’assimilationnisme

La gauche fait le constat que l’hétérogénéité raciale conjuguée au libéralisme laisse les extra-européens en bas de l’échelle sociale. Par souci d’égalité, elle veut donc en finir avec le libéralisme et la culture dominante occidentale, qui favoriseraient structurellement les blancs.

Cette gauche est plus rationnelle que les assimilationnistes. Ces derniers ne peuvent expliquer cette stratification raciale. Ils produisent un discours d’égalité des chances qui ne se traduit pas en égalité réelle et prônent un antiracisme qui rend cette inégalité moralement inacceptable.

L’assimilationnisme est un système dépossédant les autochtones de la valeur ethnique de leur nationalité, tout en générant de grandes frustrations auprès des populations immigrées qui restent en bas de l’échelle sociale sans qu’on ne leur donne une autre explication de leur échec que le fait de ne pas être assez assimilés.

Quand les extra-européens naturalisés n’étaient que des exceptions, le problème ne se voyait pas. Quand des enclaves non-blanches se constituent et que les nouveaux-venus sont incapables de s’extraire de la précarité malgré les perfusions d’aides sociales et des plans nationaux successifs d’aide à l’intégration, ce problème devient impossible à ignorer.

L’assimilationnisme est une idéologie de colonialisme inversé, où le dominant racial fait venir le dominé racial pour prétendre en faire un autre lui-même. Raté, il se transforme en communautarisme subi. Réussi, il débouche sur un remplacement total et silencieux. L’idéologie pathologique consistant à vouloir transformer des millions d’étrangers raciaux pour en faire de petits blancs d’adoption peut aller jusqu’à de sinistres actes terroristes comme ceux de l’assimilationniste conservateur Anders Breivik, qui tua des dizaines d’européens de gauche dans le but de lancer un ultimatum aux musulmans, sommés dans son manifeste de prendre des prénoms chrétiens et de se convertir au christianisme.

L’assimilationnisme, c’est la volonté de changer son peuple pour conserver des valeurs obsolètes rejetées en masse par les peuples blancs. L’assimilationnisme est une maladie mentale qui considère l’appartenance nationale comme une récompense et les étrangers comme des sauvages à évangéliser, à sauver de leur trou natal, quitte à leur demander de traverser la Méditerranée à la nage. Mais la nationalité n’est pas une religion, et les extra-européens n’ont pas à être arrachés de chez eux pour plaire à des conservateurs et des gauchistes en mal d’alchimie transethnique.