9.1 b) Le fétichisme de la République

Le républicanisme français a été un moteur de progrès en Occident tant qu’il fut un mouvement de conquête de libertés pour les peuples européens dans leur ensemble. Les hussards de la République ont été des libérateurs des peuples européens, notamment grâce à leur œuvre d’éducation populaire et à leur combat contre l’emprise de l’obscurantisme chrétien dans la société.

Mais en quelques décennies à peine, cette force progressiste s’est muée en lobby conservateur. Le républicanisme est devenu un combat purement défensif et non plus un mouvement de conquête. Le combat d’avant-garde s’est mué en combat d’arrière-garde. Ils ne sont plus des bâtisseurs de la République mais des fétichistes d’un âge d’or de la République. Pour les uns, cet âge d’or correspond aux années Mitterrand-Touche pas à mon pote, pour les autres, il se situe dans l’euphorie black-blanc-beur des années 90-2000. Pour d’autres encore, il est à chercher dans la France de De Gaulle, ou de Clemenceau, ou de Jaurès. Dans tous les cas, il s’agit de vouloir revenir au temps béni où, pensent-ils, toutes les races fraternisaient en France, sans jamais exprimer de revendications communautaires, sous l’égide bienveillante d’une République garante de valeurs universelles.

Cet idéal républicain momifié porte un nom : le fétichisme de la République. Il s’agit de la croyance selon laquelle les violences raciales et religieuses commises par les populations extra-européennes en Europe seraient dues à des défaillances dans la diffusion de l’idéal républicain laïc français, et non à ces populations elles-mêmes. Les représentants de cette ligne politique se trouvent dans tous les grands partis politiques français. Les fétichistes de la République multiplient désespérément les déclarations incantatoires dans l’espoir de recharger en pouvoir magique l’amulette républicaine, en vain. Non pas que les Français soient devenus antirépublicains ou anti-laïques. Bien au contraire. Les militants du républicanisme laïc ont réussi à se ringardiser alors même que les Français sont toujours aussi attachés à la République et à la laïcité, et qu’ils continuent de se lever en masse contre l’intégrisme religieux criminel, comme on a pu le voir suite à l’attentat musulman de Charlie Hebdo et avec l’affaire Mila.

Les représentants de ce camp républicain refusent de regarder en face leur responsabilité écrasante dans l’explosion de l’islamisme et des violences racistes en France. Durant des décennies, ils ont été le pilier de la propagande immigrationniste et de la criminalisation des oppositions pacifiques au remplacement racial. Aveuglés par leur foi assimilationniste, ils ont martelé que la France n’était qu’une idée, que la composition de son peuple n’avait pas la moindre importance, et que la France pouvait très bien rester la France quand bien même on bouleverserait sa composition démographique. Ils ont milité pour qu’on importe en masse des personnes de pays racistes et islamistes, pour ensuite s’étonner que la haine raciale et l’islamisme ravagent la France. C’est au nom de leur idéal républicain qu’ils ont organisé le remplacement racial source de délinquance, de criminalité, de violences raciales, de recul des libertés des femmes, d’intégrisme islamiste et de terrorisme, mais ils continuent aujourd’hui à brandir l’idéal républicain comme une amulette pour remédier à ces problèmes et à réclamer la prison pour ceux qui suggèrent d’autres solutions pacifiques.

L’intensité du remplacement ethnique et de l’islamisme en Grande-Bretagne — monarchie où la laïcité n’existe pas — montre bien que ni la République, ni la laïcité ne sont la cause du remplacement ethnique en France, mais force est de constater que l’idéal républicain laïc a servi de caution idéologique au remplacement ethnique et à la criminalisation des militants anti-islam. Aucune tentative — aussi musclée soit-elle — de « reconquérir les territoires perdus de la République » ne suffira jamais à résoudre les problèmes apportés par le changement de peuple. Seule la remigration pacifique et la reconnaissance officielle de l’erreur historique du remplacement ethnique y parviendront.