8.6 La guerre économique de la Chine contre l’Occident

S’il est une guerre à sens unique, c’est bien la guerre économique que la Chine mène contre l’Occident. Nul besoin d’être le meilleur quand l’adversaire ne riposte jamais. La Chine utilise son État communiste totalitaire pour transformer ses industries et son économie en une arme de destruction et de sabotage économique dirigée contre les démocraties libérales occidentales. Pendant que ces derniers se livrent une concurrence naturelle dans la recherche de profits, la Chine garde sans ciller dans son viseur la domination économique du monde blanc.

La guerre économique menée par la Chine n’est rendue possible que par la bourgeoisie collaborationniste. Sans les ingénieurs blancs, les entreprises occidentales et le cortège des secrets industriels offerts sur des plateaux, la Chine n’inquièterait personne. La Chine ne serait riche que d’idées mythiques de grandeur passée et de velléités d’avenir. La délocalisation de masse, c’est l’anti-jeu des bourgeois, qui, plutôt que d’investir dans la robotisation de leurs chaînes de production, ont préféré courir vers la main-d’œuvre pas chère pour punir le peuple, retardant de quelques décennies les avancées techniques en robotique industrielle.

Avec la collaboration d’une partie non-négligeable de la bourgeoisie blanche, la Chine devient une menace sérieuse contre l’Occident. Toute entreprise occidentale implantée en Chine est de fait collaborationniste. Pour être autorisées à commercer en Chine, les entreprises occidentales ont l’obligation légale de se soumettre à l’espionnage industriel chinois. L’espionnage des entreprises occidentales est institutionnalisé de manière totalement décomplexée. Grâce aux formulations vagues des règles chinoises, il n’y a pas de limites à cette pratique. Les règles chinoises donnent aux entreprises chinoises des moyens très simples de s’accaparer la propriété intellectuelle occidentale, ce sans aucun recours possible pour les occidentaux. Ce pillage est renforcé par une culture qui valorise la rapine et qui voit dans la rapacité et l’arnaque des marques d’intelligence.

En matière de recherche industrielle, les investissements sont occidentaux et les gains sont chinois. L’Occident développe des technologies pour que ce soit finalement la Chine qui en profite grâce à son système de pillage intellectuel institutionnalisé et de contrefaçon de masse.

Le vol de propriété intellectuelle par la Chine représente une perte de 600 milliards de dollars pour les seuls États-Unis chaque année. Les Chinois sont les plus gros voleurs mondiaux et cela ne semble pas inquiéter grand monde au sein des élites occidentales.

Alors que les pays occidentaux s’échinent à libéraliser l’économie mondiale, la Chine profite du système libéral occidental pour tisser des liens économiques partout dans le monde afin d’écouler sa production et de piller les savoir-faire, les procédés et les plans, tout en imposant à quiconque veut commercer ou produire sur leur territoire des règles antilibérales. Pire, la Chine va jusqu’à subventionner à perte certains domaines industriels pour être la plus compétitive possible et obtenir des contrats avec des pays européens, ce qui a pour conséquence d’asphyxier des pans entiers de l’industrie occidentale. Ainsi, petit à petit, l’Extrême-Orient s’est accaparé le plus gros de la construction navale.

Le libéralisme ne devrait être pratiqué qu’entre occidentaux libéraux déterminés à bâtir une paix durable entre eux, et certainement pas avec la Chine qui est engagée dans une guerre économique totale contre nous. Le libéralisme n’a de sens que s’il est accompagné d’un protectionnisme occidental pour éviter ce genre de sabotage communiste mutant.

La Chine recolonise économiquement tous les pays que l’Occident a décolonisés. Mais la Chine est un impérialisme purement parasite : ainsi, la colonisation chinoise en Afrique n’apporte rien aux peuples africains. La Chine utilise sans retenue des pots-de-vin, des accords opaques et le levier de la dette pour tenir les pays africains captifs de ses souhaits et de ses demandes. Elle compte lier l’Occident de la même façon au moyen de la dette.

Les États occidentaux doivent démocratiser et systématiser la défense des brevets déposés par des occidentaux. Nous devons mener une politique de guerre juridique internationale contre les pays étrangers qui volent nos brevets. Un petit entrepreneur ou artisan n’a pas les moyens financiers ni mentaux de se lancer dans une bataille juridique avec la Chine, tandis qu’un ensemble d’États peut lancer des vagues géantes de procès et brandir la menace de sanctions économiques. Un État qui lance 2000 procès peut se permettre d’en perdre quelques-uns tandis qu’un individu ne peut pas se permettre un procès long, coûteux et hasardeux, tout seul face à l’État chinois et des grandes entreprises dotées de services juridiques.

Il faut donc un plan ambitieux de lutte contre le pillage de la créativité occidentale. Que chaque créateur européen puisse signaler le vol de son travail et que les États se chargent ensuite de la procédure. Non seulement cela rapportera de l’argent à court terme, de sorte que les coûts de la nouvelle institution créée seront vite couverts, mais de plus, sur le long terme, cela assurera le développement de la plus grande des richesses : le savoir. La création de ces organes de défense de la propriété intellectuelle occidentale développera une expertise pointue sur les obstacles juridiques à la protection des intérêts occidentaux, permettant ainsi à l’avenir de mieux négocier les divers traités internationaux.