7.4 Le conservatisme, ce combat bourgeois pour que la droite n’existe pas

À gauche, on ne peut se faire expulser que parce qu’on n’est pas assez de gauche. À « droite », on ne se fait expulser que parce qu’on est trop de droite. Être gauchiste n’est jamais un motif d’expulsion à « droite ». La raison est simple : la droite n’existe pas, la totalité des politiques qui se font élire sous la bannière « de droite » sont en réalité des conservateurs qui mettent toute leur énergie à empêcher l’existence même de toute droite en Occident.

La droite n’existe à ce ce jour que sous une forme embryonnaire dans le cœur des électeurs de droite. Elle n’existe encore nulle part sous une forme organisée dans le paysage politique. 

Les conservateurs agitent les thèmes de la sécurité, de l’identité et de la liberté d’entreprise pour capter sans effort les votes de l’électorat de droite.

Les conservateurs usurpateurs mettent plus d’énergie à piétiner le champ politique pour qu’aucune droite n’y pousse, et à saboter toute tentative d’émergence de la droite, plutôt qu’à combattre la gauche. Avec leur déclaration de guerre au progressisme, c’est maintenant devenu une évidence : ils tiennent à ce que tout progressisme soit vu comme mauvais et à ce que la droite ne soit jamais qu’un synonyme de conservatisme.

L’inquisition antiraciste qui criminalise toute opposition à l’immigration n’existe que parce que le camp conservateur, pétri d’assimilationnisme chrétien, adhère profondément à l’idée que la chasse aux racistes doit être une priorité civilisationnelle. La cancel culture ne fonctionne que parce que la fausse droite l’applique. Si la gauche était la seule à faire appliquer l’inemployabilité à vie des personnes accusées de racisme, ça ne pourrait en aucun cas les mener à être inemployables partout.

Les conservateurs et les gauchistes travaillent donc main dans la main à ce qu’aucune droite remigrationniste ne puisse voir le jour.

Le conservatisme constitue en soi une déclaration de haine envers la race blanche. Être conservateur, c’est militer pour que les occidentaux soient encadrés autoritairement par un ordre moral forcé, et c’est être persuadé qu’un peuple blanc libéré deviendrait automatiquement décadent, puisqu’étant ontologiquement porté à l’avachissement. Le conservatisme repose sur la conviction que notre peuple ne mérite pas d’être libre. À l’inverse, être de droite, c’est se battre pour la liberté du peuple blanc, c’est avoir foi en sa capacité à progresser, à s’élever, à créer, à rayonner par lui-même.