7.3 Le chariot bourgeois de la fausse politique

La fausse politique est un chariot tiré par la mule prolétaire, qu’on fait avancer sous la menace d’un bâton et la promesse d’une carotte. Ce chariot avance grâce à deux roues parallèles : la roue du gauchisme, et la roue du conservatisme.

La fausse politique est entièrement fondée sur le faux dilemme entre la gauche et le conservatisme bourgeois. Les conservateurs sont à tort désignés comme « la droite » et les gauchistes sont à tort présentés comme anti-bourgeois.

La gauche attire en promettant la lutte contre toutes les oppressions. Les conservateurs attirent en promettant de défendre « notre identité ». La gauche comme les conservateurs entretiennent délibérément le flou sur quelles oppressions et pour quelle identité ils se battent. Si bien que chacun projette ses espoirs sur des partis qui ne prennent même pas la peine de promettre précisément de les réaliser.

Le peuple élit la gauche en croyant qu’elle va le protéger des oppressions bourgeoises, et se retrouve avec des élites qui décrètent que les prolétaires blancs sont des bourgeois privilégiés qui doivent s’écraser devant la diversité, seule vraie victime d’oppression digne d’être défendue.

Puis le peuple élit les conservateurs en pensant qu’ils vont défendre son identité contre l’immigration, et se retrouve avec des élites qui défendent une identité religieuse multiraciale et assimilationniste, et qui ne lèvent pas le petit doigt contre le remplacement ethnique.

Chacun des deux camps fait la propagande de l’autre. La gauche fait croire aux prolétaires de droite que le camp conservateur est le défenseur de la race blanche. Les conservateurs font croire aux prolétaires de gauche que la gauche fait la chasse aux bourgeois. En vérité, le camp conservateur ne se bat pas pour la race blanche mais pour l’identité chrétienne qui est précisément antiblanche, et la gauche fait tout sauf la chasse aux bourgeois, puisqu’elle renforce les privilèges bourgeois en consolidant le système néocorporatiste et en criminalisant l’opposition des prolétaires au remplacement.

C’est également par le spectacle lamentable de leur rhétorique que chacun des camps sert de rabatteur au camp d’en face. La soumission répugnante des conservateurs à l’Église, leurs indignations de grand-mère méchante, leur radotage de poncifs décadentistes, leur étalage d’entre-soi bourgeois, leurs faciès de détraqués, leur indécence de corrompus gavés d’argent public n’ayant jamais travaillé mais insistant sur la nécessité de « mettre les chômeurs au travail », traquant les prolétaires récalcitrants au travail en les accusant d’être des « assistés » et des « profiteurs »… Tous ces éléments sont tellement vomitifs en eux-mêmes, qu’ils sont responsable de la plupart des votes à gauche.

Quant à la gauche, elle est responsable de la plupart des votes pour le camp conservateur, tant elle se vautre dans le ridicule quand elle hurle au nazisme dès que quiconque émet la moindre critique de l’immigration, quand elle voit des rafles de juifs dans chaque intervention de police contre des mafieux, quand elle pousse des cris d’extase dès qu’elle voit un noir réciter l’alphabet, quand elle traite de privilégiés les smicards blancs, quand elle hurle au « pas d’amalgame » au centième attentat islamiste tout en dénonçant le retour des heures les plus sombres à chaque fois que quelqu’un veut juste faire respecter la loi.

Bourgeois de gauche et bourgeois conservateurs servent chacun la cause de l’autre en se drapant dans des causes qu’ils maltraitent : les gauchistes sabotant la cause progressiste et les conservateurs, la cause identitaire. Les deux sabotent ce qui est censé être leur chasse gardée, et la seule raison objective pour laquelle ils recrutent et retiennent l’attention. Ce sabotage est logique, car avec le progrès, il n’y aura plus besoin de la gauche, et avec la remigration il n’y aura plus besoin des conservateurs.

Avec le progrès et la remigration, personne n’aura plus besoin ni de la gauche ni du conservatisme. Les deux roues du chariot de la fausse politique seraient brisées, et la mule, libérée de son attelage.