6.5 Le nihilisme culturel bourgeois

L’aspect crépusculaire de la bourgeoisie occidentale conduit certains à prophétiser un « grand effondrement », voire à s’imaginer que l’agonie de la bourgeoisie annoncerait son écroulement imminent, qui ouvrirait la voie à une ère de libération populaire. C’est tout l’inverse qui est à craindre : tout comme la bête la plus agressive est celle que l’on accule, la bourgeoisie n’est jamais aussi dangereuse que quand elle agonise.

Avec la Grande Déculturation bourgeoise, la bourgeoisie ne prend même plus la peine de faire mine de contribuer un tant soit peu à la civilisation occidentale. Elle se réduit à sa pure nature parasitaire : parasiter pour pouvoir continuer à parasiter. Le parasitage absolu est stérilisateur : ne pouvant rien créer, ils parasitent tout ce qui se crée et s’assurent autant que possible d’étouffer toute création, toute vie. Les cadavres bourgeois empestent déjà et n’ont plus d’âme, mais ils continuent de se mouvoir comme une armée de zombies, dévorant tout ce qui bouge, infectant tout ce qui survit. La conscience de ce parasitage bourgeois absurde sans autre but que lui-même porte un nom : le nihilisme culturel bourgeois.

Le nihilisme bourgeois s’exprime sous deux formes politiques et sous une troisième forme, apolitique.

Gauchisme et conservatisme sont les deux principales expressions politiques du nihilisme bourgeois qui découle de la prise de conscience, tant par ceux qui la déplorent que par ceux qui l’applaudissent, de la Grande Déculturation bourgeoise.

La forme conservatrice du nihilisme bourgeois, c’est déclarer que l’Occident n’a pas d’avenir parce que son peuple a perdu ses repères, sous-entendu : ses maîtres bourgeois et cléricaux. Dans une société occidentale massivement progressiste, la ligne pro-chrétienne anti-féministe des conservateurs est un suicide évident. Mais leur but, c’est justement le suicide, et d’entraîner le peuple blanc dans ce suicide. S’ils lient l’Europe à un christianisme mort qui sombre comme une épave perdue au fond de la fosse des Mariannes, ce n’est évidemment pas par amour de l’Europe, mais pour que le peuple blanc coule avec le christianisme. Quand un zombie comme le christianisme tente de s’accrocher autant à l’Occident alors qu’il se sait condamné, c’est pour l’entraîner avec lui.

La forme gauchiste du nihilisme bourgeois, c’est militer pour détruire le peuple blanc et la civilisation occidentale en pensant que c’est ainsi qu’on achèvera la bourgeoisie. L’enthousiasme avec lequel la bourgeoisie de gauche organise le remplacement racial en Occident est une marque évidente du désir de la bourgeoisie de gauche d’asphyxier le peuple blanc en même temps que sombre la race bourgeoise. Le nihilisme de la bourgeoisie de gauche est palpable lorsque celle-ci s’acharne à financer des productions culturelles consistant à reprendre des œuvres littéraires, cinématographiques, picturales européennes ou des épisodes de l’histoire occidentale, pour remplacer les personnages blancs par des non-blancs. On voit par cet exemple que la bourgeoisie de gauche remplaciste est bien plus animée par la volonté de détruire le peuple blanc que par l’amour envers les non-blancs. Si son but était réellement d’aider les africains qu’elle prétend chérir, elle financerait des projets artistiques mettant à l’honneur des légendes, esthétiques, héros et personnages historiques africains, en confiant ces projets à des artistes et techniciens noirs, permettant ainsi de réaliser de grosses productions culturelles de qualité à destination des masses populaires africaines, et d’aider des talents noirs à se faire un nom.

Le conservatisme, c’est l’expression mélancolique du nihilisme bourgeois, tandis que la gauche, c’est l’expression jubilatoire de ce même nihilisme.

La troisième forme d’expression du nihilisme culturel bourgeois est le nihilisme apolitique : usage non-hédoniste de drogues, étourdissement par tous les moyens, misanthropie facile, fuite de tout, spleen auto-entretenu, ricanement permanent, dilettantisme pathologique virant toujours à l’auto-sabotage, amour du crade, fascination amusée pour les singeries des racailles, pulsion de tout voir cramer. Cette autodestruction ne poserait pas problème si elle n’était qu’une autodestruction. Mais la différence entre le prolétaire dépressif et le bourgeois dépressif, c’est que le premier s’autodétruit seul en silence, tandis que le second utilisera toujours son pouvoir pour entraîner les autres dans son autodestruction. Les bourgeois nihilistes apolitiques animés de pulsions autodestructrices monopolisent la culture et les arts et tiennent à tout prix à pourrir toute possibilité de rêve, à imposer leur vision désespérante du monde au peuple tout entier, à souiller toute la production culturelle de leur craderie cynique. Au lieu de se suicider, ils tiennent à rester en vie pour expliquer aux autres pourquoi ils devraient mettre fin à leurs jours.

Les bourgeois s’assurent que rien ne pousse, et à défaut d’être heureux, ils s’assurent que les autres ne puissent pas l’être. Ils sont capables de faire de la pornographie tout en déplorant la « décadence des mœurs ». Ils trollent, ils pourrissent partout la même société dont le « manque de repère » désole leur chrétien intérieur. C’est l’accélérationnisme bourgeois : ils veulent effondrer la société en s’amusant et en parasitant tout ce qu’ils peuvent, en étant partout, en salissant toutes les causes qu’ils touchent dans tout le spectre politique. Ils ont la bougeotte. Les bourgeois ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnaît.

Parce que la race bourgeoise est par essence chrétienne, c’est elle qui n’a pas supporté la libération. Le christianisme était la colonne vertébrale de la bourgeoisie, cette dernière s’étant effondrée quand la déchristianisation de l’Occident est devenue réelle : quand les prolétaires ont acquis une autre destinée que de courber l’échine en priant pour que la Providence ne les fasse pas mourir trop vite. La prospérité capitaliste et l’égalité démocratique ont montré au prolétariat qu’il pouvait très bien vivre, et même vivre mieux, sans le christianisme.

Il n’y a que la bourgeoisie qui ne puisse vivre sans christianisme. Il n’y a que la bourgeoisie blanche qui soit décadente, parce que ses deux jambes sont coupées : le christianisme et le sentiment de suprématie absolue.

Comme la bourgeoisie se sent minable face à cet effondrement qui n’a fait que révéler son incapacité à exister par elle-même, les bourgeois mettent toute leur énergie à saboter la totalité de l’Occident, et à mentir pour nous convaincre que l’intégralité de la race blanche est décadente depuis qu’elle s’est écartée de la voie du Christ.

Ils mettent tout en œuvre pour nous faire croire que nous ne méritons pas la liberté. Que nos vies ne valent plus rien depuis que nous sommes libres. En vérité, c’est eux, et eux seuls, qui n’ont pas supporté la liberté.

Ils font volontairement mourir la science, tant par leur militantisme décroissantiste de gauche, que par leur militantisme chrétien conservateur. Ils sabotent la production artistique en favorisant systématiquement ce qu’il y a de plus laid, de plus abrutissant, de plus susceptible d’inonder de merde les yeux, les cerveaux et les oreilles du prolétariat. Plus la bourgeoisie s’est enfoncée dans son nihilisme, plus les gros producteurs ont saboté la musique populaire européenne, dont la qualité s’est effondrée alors que les talents ne manquaient pas. Ils sabotent l’éducation populaire en transformant l’école en machine à abrutir, à humilier et à déculturer.

La culture bourgeoise actuelle est un hideux patchwork de nihilisme, de fascination pour le crade, de fierté de se droguer, de spleen, d’encanaillement avec la racaille, de décadentisme, de misanthropie mal placée, de nombrilisme assommant d’ennui, d’entre-référencement bourgeois, d’intellectualisme stérile.

Ils étouffent la culture européenne avec leur émotions négatives, leurs névroses pas intéressantes, leurs problèmes métaphysiques bas-de-gamme et en prenant pour universelles leurs préoccupations de bourgeois.

L’expression bourgeoise culturelle est la violence symbolique d’une classe sociale qui n’a rien à dire mais qui veut le faire savoir. Les bourgeois ne rêvent plus et ils tiennent à briser tous nos rêves.