6.12 Quel avenir pour les bourgeois lucides ?

Les bourgeois sont de plus en plus nombreux à prendre conscience des trahisons de la race bourgeoise envers le prolétariat et la civilisation européenne. Mais en l’absence jusqu’ici d’idéologie structurée et de projet constructif dans lequel s’engager pour réparer les fautes commises par la bourgeoisie envers son peuple, les bourgeois lucides sombrent dans l’autodestruction, soit sous sa forme gauchiste, soit sous sa forme nihiliste.

L’autodestruction gauchiste, c’est la repentance stérile, la spirale de haine de soi mue par l’espoir qu’en détruisant la race bourgeoise blanche, on en effacera les méfaits. Sauf que dans cette spirale, le bourgeois entraîne avec lui le prolétariat blanc et milite pour la destruction de l’Occident tout entier.

L’autodestruction bourgeoise gauchiste est tout ce qu’il y a de plus lâche, de plus narcissique et de plus irresponsable.

Elle aboutit à cacher les vrais coupables en diluant les responsabilités bourgeoises dans la haine de la race blanche toute entière. Or comment régler un problème si on en cache la cause ?

Elle aggrave directement le problème : le remplacement ethnique est une des conséquences les plus graves de la guerre raciale menée par la bourgeoisie blanche envers le prolétariat blanc. En militant pour plus de remplacement racial dans l’espoir insensé que le « sang nouveau » de la diversité enrichisse l’Occident, la bourgeoisie gauchiste ne fait que prolonger la guerre raciale bourgeoise, se faisant ainsi l’idiot utile de la vieille bourgeoisie blanche chrétienne qu’elle croit combattre. Il est risible de voir des bourgeois de gauche brailler « ni dieu ni maître » tout en obéissant le plus servilement du monde au commandement du pape qui ordonne à chacun d’accueillir le plus possible de migrants musulmans.

L’autodestruction efface toute possibilité de réparation des fautes historiques commises par la bourgeoisie blanche. En militant pour la destruction de l’Occident, elle œuvre à la disparition de toutes les ressources financières, scientifiques, technologiques, humaines, intellectuelles, politiques et diplomatiques qui rendent l’Occident capable de réparer les dégâts causés par sa bourgeoisie. Un bourgeois occidental qui croit réparer les fautes de sa race en détruisant l’Occident est comme un chauffard qui brûlerait tous ses biens pour expier sa faute après avoir rendu un piéton tétraplégique, au lieu de travailler pour gagner de l’argent et indemniser sa victime.

Saboter la puissance occidentale, c’est pour la bourgeoisie de gauche un moyen de se défausser de ses responsabilités, en préférant l’autoflagellation expiatoire au travail de réparation. Bourgeois gauchistes : les victimes des méfaits bourgeois n’ont que faire de vos airs contrits, de votre quête au fond très égoïste pour le salut de votre âme. Si vous tenez tant à culpabiliser, culpabilisez utile. Les éléments lucides au sein de la bourgeoisie gauchiste doivent comprendre, même sans embrasser la perspective dextriste de l’occidentalisme, que le prolétariat blanc ainsi que les opprimés du reste du monde ont besoin d’un Occident fort sur le long terme. Seul un Occident puissant peut résoudre la misère et la faim dans le monde, créer un monde sans travail obligatoire, régler la crise mondiale environnementale, et diffuser des valeurs progressistes partout dans le monde pour protéger les plus vulnérables : les pauvres, les libres penseurs persécutés par les totalitarismes (notamment religieux), les femmes et les minorités sexuelles victimes de violences.

Le bourgeois lucide englué dans le nihilisme, lui, sait que toutes les solutions politiques bourgeoises sont des farces sinistres. Il sait que la bourgeoisie conservatrice autant que la bourgeoisie gauchiste sont des marais puants remplis de donneurs de leçons qui se présentent comme les remèdes aux horreurs qu’ils ont eux-mêmes créées. Fort de ces constats, qu’il rejoigne nos vues, qui sont totalement compatibles avec ce double dégoût.

Hommes et femmes dissidents de la bourgeoisie : au lieu de mettre toute votre énergie dans la détestation de soi transmutée en haine pour le peuple tout entier, au lieu de régler stérilement vos comptes entre bourgeois en participant à la destruction de l’Occident, rendez-vous utiles en mettant vos ressources au service du mouvement occidentaliste et ne participez pas aux formes d’accaparement bourgeois de notre mouvement.

L’autodestruction est une désertion impardonnable venant de personnes qui sont détentrices, du fait de leur appartenance sociale, de ressources qu’ils ont le devoir de mettre au service de leur peuple. Votre argent, votre maîtrise fine des rouages de la bourgeoisie, votre carnet d’adresse, vos compétences et connaissances, vous devez les consacrer au projet occidentaliste.

Nous ne voulons pas à proprement parler détruire la bourgeoisie, car ce serait détruire du même coup le patrimoine, l’héritage, les richesses qu’elle a accumulées en parasitant le prolétariat. Nous voulons démanteler la bourgeoisie, la démonter soigneusement, pour réemployer toutes ses richesses dans une perspective bâtisseuse au service du peuple d’Occident.

Ne s’énerveront que les bourgeois qui se sentiront visés, là où les dissidents issus de cette bourgeoisie se sentiront enfin compris.

Le communisme déteste les bourgeois parce qu’ils sont riches. L’occidentalisme combat les bourgeois parce qu’ils sont irresponsables.

Le communisme est l’ennemi des riches, surtout s’ils sont moteurs. Il reproche aux riches de créer de la richesse. L’occidentalisme est l’ennemi de la bourgeoisie parasite irresponsable et l’ami des riches moteurs et responsables.

Quand on est soi-même issu de la bourgeoisie, on ne combat pas la bourgeoisie destructrice de son peuple par la fuite ou l’autodestruction, mais en consacrant ses ressources à reconstruire ce qui a été illégitimement détruit, et à bâtir ce dont le peuple occidental a besoin pour affronter le futur. Le bourgeois qui travaille à la destruction de l’Occident est un ennemi ; le bourgeois lucide qui a conscience du travail de destruction de l’Occident par la bourgeoisie et qui ne consacrerait pas une part de ses ressources à la cause occidentaliste serait un traître doublé d’un lâche.

Chacun doit assumer les responsabilités inhérentes à son pouvoir. Quel que soit son pouvoir. La notion de non-assistance à personne en danger repose sur ce pouvoir individuel d’aider une personne. On ne poursuit pas une personne qui n’avait pas le pouvoir d’aider à ce moment, on poursuit celle qui pouvait aider mais ne l’a pas fait. Tout bourgeois est détenteur d’un pouvoir, que ce soit sur le plan financier, culturel, relationnel, politique ou intellectuel, et il doit assumer à l’égard de son peuple des responsabilités proportionnelles à son pouvoir.

Nul ne hait plus ses propres enfants que la bourgeoisie. La plupart des jeunes bourgeois sont écœurés par leur propre classe, et ils ont bien raison, vu la façon dont leurs aînés les traitent. Les jeunes bourgeois sont légion à avoir été élevés dans des exigences délirantes, puis à avoir été négligés voire abandonnés par leur famille. De plus, l’allongement de l’espérance de vie couplée à la crise de transmission bourgeoise engendre une situation où il n’y a presque plus de bourgeois qui héritent dans leur jeunesse, à l’âge où l’on est le plus créatif et le plus aventurier. Résultat : le patrimoine bourgeois n’a jamais autant dormi et la jeunesse bourgeoise n’a jamais été autant placée en totale dépendance vis-à-vis de ses parents. Ainsi, beaucoup de bourgeois doués sont accablés par la pression des études, pour finalement devoir ramper devant des vieux dans l’espoir de faire des piges. Dans le contexte actuel de surproduction de diplômés, on assiste à la naissance d’un vaste semi-prolétariat intellectuel, composé de prolétaires cultivés et de bourgeois déclassés, ce qui suscite une compétition sans précédent pour les métiers intellectuels et une frustration de masse. Même si les jeunes bourgeois restent très privilégiés sur le marché du travail intellectuel par rapport à leurs homologues prolétaires, il n’en reste pas moins que jamais ils n’ont été aussi larbinisés et privés des capacités d’investissement qui leur permettaient jadis de créer des choses nouvelles, des journaux, des organes politiques… Quand ils veulent créer la moindre structure (productive ou créative), les jeunes bourgeois doivent désormais présenter un powerpoint insipide employant la novlangue du système néocorporatiste. Ainsi, seuls les bourgeois les plus soumis, les plus incultes et les moins créatifs obtiennent des financements. En somme, le système actuel punit les meilleurs éléments de la jeunesse bourgeoise et récompense les plus médiocres d’entre eux.

Le grand défi pour les bourgeois lucides consiste à tourner le dos à la bourgeoisie traîtresse et à mettre leurs ressources au service de la cause occidentaliste au lieu de les employer à s’autodétruire et à détruire leur peuple.

Le mot d’aristocratie doit retrouver son vrai sens, non pas une caste détentrice de privilèges héréditaires mais bien le pouvoir (kratos) détenu par les meilleurs (aristos). En un mot, l’élite.

Les bourgeois lucides doivent contribuer à faire renaître une élite naturelle, une aristocratie qui finance des grands projets (mécénat technologique, artistique, architectural), qui défende son peuple. Jadis, la formation, l’armement et l’entretien de régiments étaient assurés par les aristocrates. Aujourd’hui, c’est la technologie et la science qui sont nos armes les plus précieuses et c’est elles que l’élite doit contribuer à faire progresser en Occident.

Tant qu’ils resteront des bourgeois, ils ne pourront pas aider le peuple même s’ils s’attachent à lui ou le singent. C’est en assumant des responsabilités envers leur peuple que les bourgeois pourront être utiles et sortir de leur condition parasitaire bourgeoise, pas en faisant du cosplay ouvrier.

Là où on différencie le bourgeois selon sa fortune, grande ou petite, petit bourgeois ou grand bourgeois, l’aristocrate se distingue par son domaine de compétences : élite entrepreneuriale, élite intellectuelle, élite technocratique, élite militaire, élite des savoir-faire…

L’élite entrepreneuriale consiste en une élite économique composée d’industriels, d’entrepreneurs et de dirigeants de sociétés, qui présentent une utilité directe pour l’Occident.

L’élite intellectuelle se compose de scientifiques, d’écrivains, de sociologues, d’essayistes et d’idéologues qui permettent un progrès technique, social et politique.

L’élite technocratique est représentée au sein des élus, des hauts fonctionnaires et des cadres du secteur privé et de la fonction publique.

L’élite militaire se trouve parmi les responsables de complexes militaro-industriels, les compagnies de sécurité privée, les officiers de valeur, les sous-officiers clés et les héros du rang.

L’élite des savoir-faire se décline en artisans exceptionnels, en artistes, en sportifs, en ouvriers virtuoses, en agriculteurs, en techniciens…

Toute personne capable d’apporter son talent, son génie, ses capacités ou sa fortune et sa bonne volonté à notre civilisation forme l’élite naturelle de l’Occident.

La bourgeoisie, c’est le parasitage de la civilisation et la déconnexion d’avec le peuple. Devenir aristocrate, pour un bourgeois, c’est se reconnecter avec sa civilisation et son peuple. C’est acquérir son prestige par ses accomplissements et l’exemplarité de son comportement plutôt que par sa seule naissance.

L’aristocratie doit être capable de se transmettre à une descendance méritante, mais n’est pas héréditaire. Elle est la volonté par les meilleurs de pérenniser leur place d’élite et de se coordonner en réseau au service de l’Occident.

Pour bâtir la nouvelle aristocratie, il est nécessaire d’organiser le prestige social des personnes qui font la richesse de l’Occident — la première étant le savoir — et de mener un programme ambitieux d’éducation populaire et de vulgarisation des connaissances, tant à l’école que dans les médias publics.

De plus, il n’est pas acceptable que des pays aussi riches que les nôtres ne comptent pas davantage de résidences permettant à des scientifiques, des chercheurs et des artistes de se consacrer à ce qu’ils savent faire de mieux et d’être logés à proximité des grandes universités, bibliothèques et musées.

Les domaines dans lesquels les bourgeois lucides peuvent s’investir pour relever l’Occident ne manquent pas. Le principal obstacle que vous devrez vaincre sera les ricanements de vos congénères bourgeois nihilistes à qui votre engagement sera insupportable tant il les fera se sentir minables et inutiles.