6.11 Quel avenir pour les prolétaires ?

La menace étrangère et les nuisances quotidiennes de la cohabitation que les bourgeois nous ont imposées avec le concentré de tiers-monde dans nos villes racialement sinistrées pousse la majorité des prolétaires à basculer à droite. Mais comme la droite n’existe pas sur la scène politique, et qu’il n’y a, en lieu et place de droite, qu’une coterie de bourgeois conservateurs agitant vaguement quelques slogans critiques envers l’immigration, les prolétaires de droite se retrouvent face à un chantage insupportable : on presse le prolétariat blanc de choisir entre le retour des privilèges de la bourgeoisie de droit divin, ou la mort par la désintégration ethnique. La violence quotidienne subie par les prolétaires est telle, et l’offre politique non-bourgeoise est tellement inexistante, que les prolétaires de droite en viennent à ne plus voir combien la bourgeoisie lui fait la guerre. L’enfer des villes remplacées lui fait relativiser toutes les trahisons bourgeoises, tout le sabotage chrétien.

Le peuple n’est pas idiot de faire plus attention à ses oppressions quotidiennes plutôt qu’aux menaces plus vagues et moins immédiates. Cependant il doit comprendre qu’il n’a pas à choisir entre ces combats. Tout combat authentique contre la racaille importée est un combat contre la bourgeoisie. Tout combat authentique contre la bourgeoisie est un combat contre la racaille.

N’écoutez pas les bourgeois et leurs larbins quand ils tâchent de vous persuader qu’il faut prioriser, et qu’on s’occupera d’un problème quand on aura résolu l’autre. Car en réalité, la bourgeoisie embusquée ne veut régler ni ce problème, ni l’autre.

Faites comme bon vous semble selon votre sensibilité et votre courage. Mais n’écoutez jamais celui qui prétend que votre combat est inférieur ou secondaire.

La racaille est le bras armé de la vengeance bourgeoise. C’est un combat en mouvement, où tantôt le bras nous menace et peut être touché, tantôt une ouverture nous donne l’occasion de frapper la tête bourgeoise… Mais c’est un combat où il est stupide de se priver d’une occasion de frapper l’ennemi en allant au plus simple sous prétexte qu’il faudrait viser l’autre partie en priorité, indépendamment des opportunités.

La bourgeoisie blanche et la racaille extra-européenne font corps de la même façon que la noblesse française détrônée s’était alliée à la pègre chouane pendant les guerres de Vendée. Les dominants déchus ne reculent devant aucune alliance pour frapper le peuple. Et ce n’est pas parce que la bourgeoisie conservatrice réoriente le sentiment anti-bourgeois vers les immigrés et le terrorisme, qu’elle ne jubile pas de la punition divine s’abattant sur un peuple à l’émancipation blasphématrice.

Tout malgré lui, le prolétaire blanc est encore lesté par un christianisme intériorisé aussi puissant qu’inconscient. Il ne suffit pas de cesser d’aller à la messe pour se mettre à penser en homme libre. Le prolétaire doit se débarrasser de son christianisme intériorisé qui fait de lui le larbin de la bourgeoisie.

Les symptômes de ce christianisme intériorisé sont nombreux. Le prolétaire au christianisme intériorisé ne peut pas se regarder dans la glace s’il ne trime pas comme salarié. Il est capable de se suicider s’il perd son travail même quand il dispose encore de moyens de subsistance, voire parfois s’il est désigné comme mauvais travailleur. Il a honte de réclamer des aides sociales. Il est prêt à sacrifier son bien-être et celui de sa famille pour bichonner les caisses de l’État : en France, chaque année, 12 milliards d’euros de prestations sociales ne sont pas réclamés par des ayants droit. Enfin, il se définit par son travail, et devient dépressif une fois à la retraite quand il découvre le temps libre payé, ne sachant même pas qui il est, à la fin d’une vie entière à s’être comporté comme une unité de production avec quelques ponctuelles fantaisies.

Le dolorisme et l’obsession du mérite sont un avatar du paternalisme christo-bourgeois : les prolétaires ont été éduqués avec l’idée que plus ils souffrent, plus ils sont respectables, que leur valeur se mesure à leurs souffrances et à leurs efforts. La classe moyenne est peuplée de prolétaires persuadés que tout ce qui est facile ou plaisant est méprisable, que la souffrance est toujours nécessaire pour accomplir quoi que ce soit d’admirable. L’idée même qu’une souffrance puisse ne servir à rien leur est insupportable car elle ébranle tout leur être. Cette mentalité pousse bon nombre de prolétaires à déployer une énergie considérable dans des obsessions stériles, telles que la haine des « assistés », qui ne font que les ronger de ressentiment et les pousser à s’enfoncer dans le larbinisme et la soumission à des partis politiques conservateurs de la fausse droite.

À cause de ce christianisme intériorisé, le prolétaire prometteur se fait stériliser en larbinant et en orbitant autour de la bourgeoisie. Tout son talent, sa créativité, son temps et sa force de travail sont mis à disposition de la bourgeoisie, qui dispose ainsi d’un vaste réservoir de faire-valoir et de main d’œuvre silencieuse. Le principal défi pour les prolétaires sera donc de cesser de voir la bourgeoisie et ses codes comme la seule forme d’élévation sociale.