5.4 Comment le capitalisme a sauvé le prolétariat

Ni les bourgeois communistes ni les bourgeois conservateurs n’ont digéré la classe-moyennisation du prolétariat. Les bourgeois se sentent lésés, détrônés par l’enrichissement du prolétariat, alors même que cet enrichissement du prolétariat a provoqué un enrichissement encore plus grand de la bourgeoisie. La société de consommation a brisé énormément de privilèges bourgeois en uniformisant les niveaux de vie, et le progrès technique est en train de priver les bourgeois de la jouissance exclusive des moyens de production. L’évolution moderne des conditions de production condamne à mort la bourgeoisie sur le plan symbolique. La bourgeoisie, refusant de mourir et refusant que ses anciens esclaves lui survivent, veut donc entraîner dans sa mort le reste de la société : le peuple blanc.

Ce que les bourgeois communistes sclérosés ne veulent pas admettre, c’est qu’en définitive, la société de consommation, stade évolué du capitalisme sous pression prolétarienne-marxiste, a réalisé les promesses du communisme originel là où tous les régimes communistes sont devenus des enfers pour les prolétaires.

Paradoxalement, le rêve communiste originel d’une libération définitive du prolétariat de sa tutelle bourgeoise ne peut être atteint que par un libéralisme régénéré. Le communisme est vite devenu un club de bourgeois dictant de manière autoritaire aux prolétaires ce qu’ils doivent penser, comment ils doivent occuper leur temps libre, ce qu’ils ont le droit de désirer, comment ils doivent travailler, comment ils doivent dépenser leur argent, de quoi (et de qui) ils doivent rire, à quel modèle moral se conformer…

Les communistes n’ont réussi à aider le prolétariat à se libérer que dans les pays où le régime politique est resté libéral et où le régime économique est resté capitaliste : là où le libéralisme a compris qu’il devait écouter les revendications populaires s’il voulait perdurer. Dès que les prolétaires ont obtenu une liberté presque achevée (et prodigieusement supérieure à tout ce qu’ils avaient pu connaître auparavant), les communistes, en bons bourgeois typiquement vexés de ne pas être reconnus comme guides légitimes du peuple, se sont empressés de militer pour le remplacement du prolétariat autochtone par un prolétariat exogène. Cette trahison est doublement impardonnable : d’abord parce qu’elle est le seul moyen efficace de confisquer au prolétariat autochtone toutes ses libertés fraîchement conquises (ce qui est parfaitement scandaleux venant d’un groupe politique censé défendre les prolétaires), mais aussi parce que les communistes ont toujours eu pleinement conscience de l’arme anti-prolétaires que constitue l’immigration de masse. On dispose de la preuve qu’ils étaient parfaitement conscients de leur crime : tant qu’ils étaient le parti préféré des prolétaires, ils luttaient contre l’immigration.

La lutte des classes au moment du communisme était déjà une lutte raciale, une lutte entre races sociales. Aujourd’hui, la seule évolution notable de la lutte des races sociales, c’est que la bourgeoisie occidentale s’allie aux bourgeoisies des autres continents pour opprimer le peuple blanc, tout en utilisant les masses d’extra-européens pauvres comme une arme vivante pour mettre à genoux le prolétariat blanc.