4.6 L’islam, caillou dans la botte de l’Occident

Plus les occidentaux vivent au contact quotidien de l’islam palpable, plus ils prennent conscience de la totale incompatibilité du projet théologico-politique de l’islam avec la civilisation occidentale. Même les représentants politiques les plus acharnés défenseurs de l’immigration musulmane en France vomissent l’islam concret. Ils s’échinent à démontrer que les musulmans n’ont rien à voir avec l’islam, que l’islamisme n’a rien à voir avec l’islam et que tout ce que nous voyons sous nos yeux accompli par des musulmans au nom de l’islam n’a rien à voir ni avec les musulmans, ni avec l’islam. Puritanisme pathologique, haine des femmes, intolérance hystérique, obscurantisme, assassinats de dessinateurs, attentats divers et variés contre les occidentaux mécréants : toutes les manifestations visibles de l’islam en Occident sont des régressions et suscitent le dégoût général de la population autochtone.

Tant que l’islam appartenait au monde des rêves d’exotisme, l’orientalisme perdurait. Depuis qu’on le vit au quotidien, on a compris que l’enrichissement par l’Orient est une pure fiction. Tous les jours, les européens ont loisir de découvrir sous leur nez tous les aspects pratiques les plus minables, les plus indéfendables et les plus odieux de l’arriérisme oriental. La découverte de la charia islamique est l’expérience qui unit tous les européens contemporains dans le dégoût et le rejet de l’Orient concret. Qu’ils s’inventent un Orient imaginaire, une puissance déchue ou qu’ils prétendent que l’Orient est mieux là où personne n’ira vérifier, même les orientalistes sont forcés d’admettre que l’Orient réel, l’Orient palpable devant leurs yeux est une abomination. On rejette alors la paternité des racailles, des terroristes et des grooming gangs sur l’Occident, on essaye de déceler l’américanisation derrière le barbu traditionnel qui nous explique qu’il va falloir se convertir ou mourir, on cherche la CIA derrière chaque nouveau groupe terroriste revendiquant l’héritage du prophète. On se demande ce qu’on a bien pu rater pour qu’ils soient devenus ce qu’on n’avait pas voulu voir dans leurs propres pays.

L’islam n’est pourtant qu’une mise à jour tardive du christianisme, lequel était déjà une mise à jour du judaïsme. Parce que nous ne connaissons plus depuis des générations le christianisme vivant qui appliquait sa proto-charia, nous exagérons les différences idéologiques entre islam et christianisme. La principale différence doctrinale est le péché originel impliquant pour le chrétien le devoir de se repentir toute sa vie. Pour le reste, les différences entre ces deux religions tiennent surtout aux peuples qui les ont portées et à l’âge de leur mouvement théopolitique.

L’islam est un mouvement de conquête qui divise le monde en deux parties : Dar al-Islam ou « domaine de la soumission à Dieu » et Dar al-Harb, le « domaine de la guerre ». Exactement comme la doctrine de la conquête chrétienne de l’Europe formulée en « le baptême ou la mort », l’islam est une religion totalitaire visant à soumettre l’ensemble de l’humanité.

Dans le coran (sourate 8, verset 7) l’extermination des infidèles est même un objectif officiel et indiscutable de l’islam, un ordre sacré venant de leur dieu lui-même : « Allah souhaitait faire triompher la vérité et anéantir les mécréants jusqu’au dernier. »

Le djihad contre l’humanité entière fait partie des devoirs de tout musulman : « Ô les hommes, savez-vous à quoi vous vous engagez en faisant allégeance à cet homme [Mahomet] ? Oui, en lui jurant fidélité nous nous engageons à déclarer la guerre à toute l’humanité. » (Ishaq : 204)

Les européens rejettent avec écœurement l’islam, parce qu’on ne leur fera pas deux fois le même coup. Le christianisme a parasité l’Europe parce que c’était une maladie nouvelle. Aujourd’hui, les européens immunisés contre l’abrahamisme sont inquiétés par l’islam.

Pourtant, l’islam moderne est une version éducolrée du christianisme destructeur que nous avons connu. Religion abominable, odieuse, mais n’arrivant pas à la cheville de ce que les premiers chrétiens et leurs successeurs firent subir aux peuples européens.

L’Occident a toujours rejeté épidermiquement l’islam teinté de culture arabe, quitte à s’allier entre ennemis jurés, comme Eudes d’Aquitaine appelant Charles Martel à la rescousse.

Il n’y a qu’à voir combien l’Espagne, la Sicile, ou les pays du Sud-Est ont balayé de leur culture l’islam, dont l’influence fut incroyablement marginale comparée à la durée de son occupation. Malgré les dizaines de générations d’européens qui n’avaient jamais connu leur pays sans l’islam, les autochtones ont extirpé le greffon islamique en quelques années seulement après la libération.

Neuf mois après la Reconquista, le temps d’une gestation, les Espagnols débarrassés de leur boulet islamique découvrent le Nouveau Monde et font entrer l’Occident dans l’ère moderne.

Depuis leur repaire au Maghreb, les moudjahidines barbaresques continueront à lancer des raids sur les côtes européennes pour faire des esclaves blancs, à rançonner les européens et attaquer leurs navires marchands. Tout musulman était assuré d’accéder au paradis d’Allah s’il mourrait en attaquant les infidèles. Les Turcs ottomans verront leur djihad naval compromis face aux galères italiennes et espagnoles à Lépante, dans un gigantesque affrontement maritime réunissant plus de 150 000 hommes sur la mer. Mais le Maghreb continuera à razzier et à se fournir en esclaves, faisant plus d’un million d’esclaves blancs en moins de trois siècles.

L’activité de la piraterie arabe en Méditerranée commença à diminuer vers la fin du XVIIIe siècle, grâce à la montée en puissance des marines européennes. Mais il faudra attendre le XIXe siècle pour que l’Europe et les États-Unis écrasent le terrorisme barbaresque. L’U.S. Navy naquit sous la forme de frégates de nouvelle génération destinées à écraser les combattants de l’islam qui prenaient en otage le commerce méditerranéen et réclamaient 20% du PIB des États-Unis.

Alger fut bombardée à plusieurs reprises par les Français, les Espagnols et les Américains. Ce n’est finalement qu’après un raid anglo-néerlandais sur Alger en 1816 que les musulmans furent forcés d’arrêter leur pratique de l’esclavage des blancs.

Et c’est en 1830 grâce à la prise d’Alger et la colonisation que les derniers esclaves européens furent libérés et les richesses pillées retournées à l’Europe. La colonisation fut le seul réel moyen de mettre définitivement terme à l’esclavage des blancs.

Il en va de même pour les routes terrestres : on présente les arabes musulmans comme ceux à qui nous devons la route de la soie alors même que c’est eux qui l’ont rendue impraticable en pillant les caravanes pendant des siècles. Ce sont les conquérants mongols qui rétablirent le commerce en échange d’importantes taxes pour protéger les voies commerciales des criminels locaux.

Les rapports de force et de domination ne se résument pas à l’économie, de même que la richesse n’est pas un but mais un moyen d’asseoir une domination. Toute l’énergie des musulmans a toujours été tournée vers la guerre sainte sous toutes ses formes, et leur infériorité militaire les a poussés à mener une guerre de harcèlement des infidèles sur les routes commerciales terrestres et maritimes, mêlant banditisme et terrorisme au service d’Allah.

Les Lumières arabes, quant à elles, sont une réécriture de l’histoire sur la base de rêveries exotiques d’écrivains européens et de représentations anachroniques de télescopes aux couleurs trop vives et trop propres dessinées par des faussaires des XXe et XXIe siècles. De fausses enluminures représentant la science islamique ont même trouvé leur place dans les bibliothèques et les livres d’histoire les plus réputés.

Il existe aujourd’hui des musées entiers remplis d’objets réimaginés, façonnés au cours des 20 dernières années mais destinés à représenter les vénérables traditions scientifiques du monde islamique.

À partir de ce révisionnisme historique, les orientalistes revendiquent la Renaissance qui n’aurait été en Europe que l’écho des Lumières arabes transmises gracieusement et gratuitement par les soldats d’Allah aux mécréants.

En réalité, les seules minces lumières qu’il y eut dans le monde arabe ont été arrachées bien malgré l’islam par quelques érudits arabes, perses et berbères persécutés par leur religion, alors que leur travail sert aujourd’hui à légitimer l’islam en donnant une aura d’enrichissement civilisationnel à cette religion de guerre et de haine.

Les Lumières arabes, tout comme la foi en une Chine autrefois grandiose puis déchue ou les élucubrations afrocentristes de Cheikh Anta Diop, sont une diversion pour qu’on oublie de juger l’arbre à ses fruits. Concrètement, il n’existe aucun apport à l’humanité comparable à celui de l’Occident.