4.4 L’obscurantisme chrétien, une peste venue d’Orient

En instaurant le devoir de repentance de tout blanc envers tout non-blanc, la bourgeoisie refait claquer le fouet du clergé sur le dos d’un peuple conditionné à demander pardon. Ce sont les élites chrétiennes qui ont érigé la repentance en priorité civilisationnelle absolue : des siècles durant, ils ont dressé le peuple à ramper, à faire pénitence, à pratiquer l’autocritique et la dénonciation pour se faire pardonner leurs péchés, y compris le péché d’exister, nommé « péché originel ». Des siècles durant, les journées, les semaines, le calendrier et l’alimentation de chaque blanc étaient organisés en fonction de ce devoir de repentance. La confession était le pilier de l’existence, et les petits enfants emmenés à confesse devaient souvent s’inventer des péchés pour avoir de quoi se repentir. Être dénoncé pour avoir mangé du lard en Carême pouvait signer votre arrêt de mort. Les récalcitrants à ce système d’autoflagellation permanente étaient sévèrement châtiés et le refus de cette autoflagellation, puni de mort. 

Les conservateurs chrétiens qui se lamentent sur « l’ethnomasochisme des occidentaux » en le présentant comme une décadence moderne veulent en réalité cacher la responsabilité écrasante, et même exclusive du christianisme dans la repentance actuelle.

La repentance n’est pas la seule pathologie mentale que le christianisme venu d’Orient a inoculée aux européens. Elle n’est qu’un fragment de la folie qu’on désigne sous le nom des « valeurs chrétiennes ».

La christianisation forcée de l’Europe a provoqué une grande régression dans tous les domaines : artisanat, philosophie, sciences, médecine, architecture, urbanisme, hygiène, sport et art de vivre. Cette nuit de plus de dix siècles ne se dissipa qu’à mesure que l’emprise du christianisme recula, au prix d’âpres combats et d’innombrables ruses.

Pour avoir contesté la théorie géocentrique imposée par l’Église, émis l’hypothèse d’un univers infini et critiqué un certain nombre de fadaises bibliques, le libre penseur Giordano Bruno fut condamné à mort par les autorités catholiques. Le 17 février 1600, il fut brûlé vif en place publique. Pour l’humilier, on le déshabilla intégralement, et pour le réduire au silence, on lui cloua la langue sur un mors de bois.

Le philosophe Lucilio Vanini fut lui aussi brûlé vif par l’Inquisition en 1619. Ses fautes : avoir donné des explications « naturelles » à des miracles, émis l’hypothèse que l’homme pourrait descendre des grands singes et nié l’immortalité de l’âme. Persécuté, il fuit l’Italie, mais l’Inquisition le rattrapa à Toulouse. Il comparut devant le Tribunal ecclésiastique où il fut reconnu coupable d’athéisme, et condamné à avoir la langue coupée avant d’être brûlé vif.

Le médecin et théologien Michel Servet, célèbre pour avoir été l’un des premiers à décrire la circulation pulmonaire, fut condamné à mort pour avoir écrit un livre remettant en cause le dogme de la Sainte Trinité. Il fut brûlé vif avec son livre le 27 octobre 1553.

Il ne s’agit là nullement de cas isolés ni même d’« abus », mais bien de la norme imposée par l’Église durant des siècles. Les chasses aux sorcières et les mises à l’index procédaient du même projet totalitaire chrétien. Les persécutions des libres penseurs n’ont cessé que lorsque ceux-ci sont parvenus à mettre l’Église à genoux.

L’Occident a un trou de plus de 1000 ans dans son histoire civilisationnelle. Il lui aura fallu des siècles et des siècles pour retrouver ne serait-ce que le niveau de Rome avant sa chute.

Contrairement à ce qu’affirment les propagandistes chrétiens, la régression n’est pas due aux invasions barbares mais bien à la christianisation de l’empire. Les fameux barbares étaient en large part des combattants déjà convertis au christianisme arianiste. Le christianisme a mis à genoux l’Empire romain, il a placé au pouvoir des traîtres, il a semé le désordre social et a ouvert les portes de l’empire aux agresseurs extérieurs, ce qui a provoqué un effondrement sur plusieurs siècles. Dans cette chute lente de Rome, les chrétiens occultent leur rôle destructeur en prétendant que c’est le divertissement et les plaisirs, le pain et les jeux, la dolce vita et les grandes célébrations qui ont précipité l’empire à sa perte.

Jamais un mot sur les chrétiens assassinant l’empereur païen Julien II en pleine campagne victorieuse contre les Sassanides avant de leur offrir cinq provinces. Ce sera la dernière grande offensive romaine contre un ennemi extérieur, l’empereur chrétien remplaçant se soumettant par pur sabotage à tous les caprices de l’ennemi oriental, alors même que Rome avait militairement gagné.

Jamais un mot non plus sur le décret de Théodose Ier ordonnant la destruction de tous les temples non-chrétiens de l’empire, ni sur les empereurs qui se sont succédé pour achever la culture européenne et la remplacer de force par le culte totalitaire d’un dieu unique.

Le christianisme n’avait contaminé que 5 % des peuples dominés par Rome et il s’est imposé par les élites dans le sang, comme quand les chrétiens reposaient sur des troupes gothiques converties pour faire régner la terreur, comme lors du massacre de l’hippodrome de Thessalonique où 7000 citoyens romains furent massacrés par les troupes barbares gothiques, bras droit du christianisme, le tout pour une absurde histoire de sodomie.

Jamais un mot sur les croisés brûlant et pillant Constantinople en 1204, massacrant sa population et démantelant l’Empire byzantin. La porte grecque de l’Europe sera de ce fait laissée grande ouverte, l’armée byzantine réduite de 300 000 à quelques milliers d’hommes, et ce n’est qu’en raison de querelles dynastiques et de la sévère menace mongole à l’est que les Turcs ottomans ne prendront la ville qu’en 1453, à trente contre un. Les croisades n’auront eu pour résultat que d’ouvrir les portes de l’Europe de l’Est aux colons musulmans, qui occupèrent le territoire jusqu’au XXe siècle.

Jamais un mot sur Alexandrie, haut-lieu du savoir et du génie européen, défigurée par le christianisme totalitaire : son acropole sera rasée sur ordre impérial par un évêque qui fera brûler l’annexe de la bibliothèque légendaire. La démolition d’Alexandrie fut un symbole très clair : le savoir fut remplacé par la foi. Ceux qui n’abandonnèrent pas la science pour prendre le chemin de la foi envers le dieu unique et obligatoire furent massacrés. Ce fut le cas de la malheureuse Hypatie, une brillante femme scientifique, mathématicienne, astronome, philosophe et professeure de renom. Au cours du Carême de 415, une foule de moines en colère s’en prirent à Hypatie alors qu’elle rentrait chez elle. Ils la traînèrent au sol jusqu’à la plus proche église où ils la déshabillèrent de force avant de la lapider à mort. Leur ferveur chrétienne les poussa à mutiler et démembrer son corps et à en traîner les morceaux dans toute la ville, avant de brûler ce qu’il restait d’elle. L’ère de la rationalité, du savoir et de la science avait cédé la place à celle de la foi chrétienne.

Le massacre d’Hypatie marque la fin spirituelle de l’Antiquité : après sa mort, de nombreux chercheurs et philosophes quitteront Alexandrie pour l’Inde et la Perse, et Alexandrie cessera d’être le grand centre de l’enseignement et de la science du monde antique. Désormais, la science régressera en Occident. Elle ne retrouvera un niveau comparable à celui de l’Alexandrie antique qu’à l’aube de la révolution industrielle.

Il aura fallu déployer une énergie herculéenne pour faire reculer l’emprise des institutions chrétiennes dans les sociétés européennes, pour que scientifiques, médecins, artistes et philosophes retrouvent enfin le droit de travailler sans avoir à craindre pour leur vie. Il aura fallu plus de mille ans pour que la civilisation occidentale renoue pleinement avec sa dimension prométhéenne.

Mais certains dégâts provoqués par le christianisme sont irréparables. Le christianisme a accompli un travail méthodique et acharné de destruction des cultures, des croyances, des œuvres, des monuments et des coutumes d’Europe. Des siècles durant, les chrétiens accomplirent un travail de destruction systématique des temples des religions ancestrales d’Europe. Non seulement les cultes ancestraux furent anéantis, mais les joyaux d’architecture grecque et romaine furent détruits, ainsi que les chefs d’œuvre de la statuaire et de la peinture, saccagés par les iconoclastes. Les temples étaient souvent des centres culturels importants, et leur destruction signifia la destruction de manuscrits à la valeur inestimable. Académies et bibliothèques subirent le même sort dramatique, lors de démonstrations d’hystérie religieuse et cérémonies de pénitence publique. Les autodafés — terme signifiant « acte de foi » — resteront le symbole par excellence des sociétés totalitaires, qu’on retrouve dans les pires dictatures et les plus ignobles dystopies. L’acte de foi se fait donc en brûlant ce qui détourne de la foi, c’est-à-dire tout ce qui n’est pas religieux ou empreint de religion.

À ces destructions directes de manuscrits savants, littéraires et philosophiques, il faut ajouter la disparition progressive du patrimoine intellectuel européen du fait de négligences plus ou moins délibérées. Avant que ne soient inventées l’imprimerie et les techniques modernes de conservation, il fallait régulièrement copier à la main les manuscrits anciens pour leur faire traverser les âges, une opération coûteuse, lente, harassante, nécessitant des copistes qualifiés, maîtrisant bien le grec et le latin. Le christianisme, en détruisant tous les lieux de savoir et en s’arrogeant le monopole de la culture livresque, a eu la totale mainmise sur la transmission des textes. Les scriptoria des monastères ont prioritairement copié les manuscrits chrétiens et ceux dont le contenu était compatible avec les dogmes chrétiens. Seule une infime fraction des textes antiques a échappé aux destructions, aux incendies, aux censures et aux négligences chrétiennes. Les textes antiques que nous pouvons lire aujourd’hui sont les rescapés d’un terrorisme intellectuel pluriséculaire.

Machine à détruire la tradition écrite européenne, le christianisme a également montré un impressionnant acharnement à détruire les traditions orales européennes, notamment les cultes des religions ancestrales. Outre les conversions forcées sous peine de mort et la répression sanglante des « hérésies », les chrétiens prirent soin d’agencer le calendrier de leurs fêtes religieuses obligatoires en fonction des fêtes dites « païennes ». Ainsi, le clergé s’assura que le peuple ne pût célébrer clandestinement ses anciennes fêtes. À cette ruse calendaire du remplacement temporel s’ajouta le remplacement spatial : la plupart des églises ont été bâties sur les lieux de cultes ancestraux. Ainsi Notre-Dame de Paris fut-elle dressée sur les ruines issues de la démolition d’un temple gallo-romain dédié à Jupiter. Ce n’est pas seulement en tant que religions non-chrétiennes que les religions ancestrales européennes ont été persécutées par les chrétiens, mais parce que ces religions liaient les européens à leurs ancêtres et à leur terre. Toutes les religions ancestrales européennes comportaient un culte des ancêtres et de la nature, et donnaient une grande importance à la magie des lieux, aux sources et arbres sacrés, aux montagnes mythiques. Le choix du mot « païen » pour les qualifier est très révélateur de la haine chrétienne envers les traditions d’Europe, envers les liens de sang et l’attachement à la terre de ses ancêtres. « Païen » est un terme péjoratif issu du latin paganus, le « paysan », l’habitant du pagus, le village. Le pagus est l’antithèse de la civis, la cité, symbole de civilisation. Le païen est donc un paysan sauvage qu’il faudrait « civiliser » par la christianisation forcée, en criminalisant et en détruisant la religion qui le liait à sa terre et à ses ancêtres.

Les chasses aux sorcières (et sorciers), qui culminèrent aux XVIe et XVIIe siècles et qui continuèrent localement jusqu’au XIXe siècle, furent un mouvement chrétien de destruction des solidarités traditionnelles villageoises et de guerre aux savoirs ancestraux transmis par la tradition orale et gestuelle. Les sage-femmes, qui se transmettaient depuis des millénaires les gestes de la maïeutique et les secrets des plantes médicinales, furent accusées de sorcellerie et persécutées à mort. En 1484, le pape Innocent VIII formule dans son Malleus Maleficarum une déclaration officielle assimilant les sages-femmes à des sorcières et appelant à leur extermination. Les autorités ecclésiastiques ne les accusent pas seulement d’être des femmes maléfiques offrant des bébés aux démons, elles leur reprochent surtout d’être compétentes pour soulager les peines et prévenir les dangers de l’enfantement. En aidant les femmes à accoucher, en leur fournissant d’autres moyens que la prière et la repentance pour soulager leurs maux, les sages-femmes transgressent le commandement biblique « Tu enfanteras dans la douleur ». Un persécuteur anglais de sorcières insiste ainsi sur la nécessité de pourchasser « tous ceux et celles qu’on considère comme bons et bonnes sorcières, qui ne font aucun mal, qui ne souillent ni ne détruisent, mais qui sauvent et délivrent du mal… Il vaudrait mieux pour nous tous que la terre soit débarrassée de toutes ces sorcières et particulièrement de celles qui sont bienfaisantes. » C’est ainsi que l’entraide féminine fut criminalisée. Une femme qui montrait trop de solidarité envers une guérisseuse ou une sage-femme risquait de les rejoindre sur le bûcher des sorcières. Les autorités chrétiennes ont pendant plusieurs siècles organisé une psychose au sein des peuples d’Europe, elles ont créé un climat d’hallucination paranoïaque où chacun se mettait à percevoir ses bienfaiteurs comme une menace démoniaque, où tous rivalisaient de zèle à dénoncer leurs voisins pour ne pas se faire eux-mêmes dénoncer, quitte à désigner des innocents pour ne pas finir comme les 20 000 massacrés de la ville de Béziers.

Au fil des siècles, l’esprit européen a digéré et neutralisé le christianisme. Les artistes et les scientifiques ont contourné avec ingéniosité les interdits. Les pragmatiques ont fait de l’entrisme chez les chrétiens dans le mouvement des jésuites. Des armées catholiques ont été défaites dans le sang par des insurgés assoiffés de liberté pendant les guerres de religion successives, faisant des millions de morts en Europe. Puis les églises ont petit à petit été réduites à un rôle de référents sociétaux, avant d’être séparées du pouvoir par la loi un peu partout en Occident.

Néanmoins les dégâts du christianisme sont loin d’être réparés.

Le christianisme intériorisé a causé de profondes pathologies : la culpabilité dans le moindre plaisir, l’inversion des valeurs, la repentance et l’autoflagellation, la croyance en le vice caché de la beauté, le dolorisme masochiste, le mépris du corps, le culte de l’abstinence et du jeûne « détox » du Carême sous toutes ses formes, l’auto-castration et l’entre-castration, la théorie de la décadence ou encore l’altruisme suicidaire.

Les européens sont parvenus à mettre à bas le totalitarisme chrétien, mais le christianisme poursuit sous une forme sécularisée son travail de sabotage de l’Occident, et l’Église comme institution continue à œuvrer au désarmement et à la destruction des peuples européens. Ayant pris acte du processus irréversible d’auto-déchristianisation des blancs, l’Église a compris que son salut dépendait désormais des non-blancs et milite sans relâche pour accélérer l’immigration de masse, au point d’être devenue la plus grosse organisation pro-immigration de toute l’Europe.