3.1 L’Occident ou la civilisation européenne

Ce qui définit l’Occident, c’est le mouvement. C’est l’Occident qui a sorti l’humanité de la stagnation technologique, qui a arraché l’humain à l’obscurantisme. Seuls les européens ont réveillé les peuples et les ont propulsés dans le monde moderne.

L’Occident désigne géographiquement l’ensemble des pays érigés par les populations euro-descendantes. Son territoire varie au fil de l’Histoire. L’Europe appartient aux européens, mais c’est aussi l’entièreté du monde civilisé et administré par les blancs qui appartient à l’Occident et aux européens.

La terre appartient à celui qui l’exploite, la bâtit, la façonne et se bat pour elle. En quelques générations seulement, les populations euro-descendantes sont devenues plus légitimes sur certaines terres que leurs occupants les plus anciens. Les États-Unis sont l’exemple le plus éclatant de cette européanisation d’un continent. Quand sur un territoire, l’architecture, les institutions, le réseau routier, la langue, le système économique et la technologie sont européens, le pays rejoint alors l’Occident.

L’Occident n’est pas éternellement circonscrit à un territoire, ni même à une planète. Il est l’aboutissement civilisationnel du travail des populations européennes.

Le monde a fait un gigantesque bond en avant grâce à l’Occident, et aujourd’hui l’humanité entière avance à l’allure à laquelle les occidentaux créent, développent et inventent. La civilisation de la Terre est celle de l’Occident.

La civilisation occidentale est la création la plus aboutie de l’humanité. Elle est née des cerveaux, des cœurs et des mains d’européens.

Depuis la guerre froide, la critique de l’Occident et des Américains — désignés comme les porte-étendards du monde occidental — est devenue un réflexe, au point qu’il est désormais difficile, sinon impossible, de trouver un seul groupe politique dont la rhétorique ne comporte aucun élément anti-occidental.

Les écologistes dépeignent l’Occident en empoisonneur qui sème la mort à travers les pesticides, les engrais chimiques et les OGM. Plus les occidentaux ont nourri la planète, éradiquant les famines dans le monde, plus les écologistes les ont traités d’assassins. Cet étrange « poison » occidental a la particularité de ne tuer personne et même d’améliorer la santé de tous en permettant que chacun mange enfin à sa faim. Mais qu’importent les bienfaits objectifs de l’agriculture rationalisée. Ce qui compte, c’est d’exciter la haine contre la suprématie occidentale, quitte à désinformer massivement.

Les communistes et leurs émules n’ont jamais digéré que leur empire paradisiaque se soit effondré de lui-même sans qu’un coup de feu ne soit tiré. Toute leur vie désormais se résume à critiquer les vainqueurs de la guerre froide, à alimenter la haine anti-américaine et à nier l’infériorité du communisme en matière d’accès des peuples au bonheur.

Les partis dits d’extrême droite ont tous abondamment nourri le ressentiment anti-américain et le fantasme de services secrets américains à l’origine de tous les problèmes géopolitiques de ce monde. Leur défense acharnée du paléo-nationalisme s’est construite dans une opposition radicale à tout ce qui unissait les peuples européens et euro-descendants.

Les conservateurs s’attaquent à toute forme de progrès occidental, prétextant que toute la modernité ne serait que laideur et décadence, et que tout allait mieux quand l’Église était au centre de tout.

Sans oublier les éternelles minorités tellement oppressées qu’elles ont quitté leur pays pour venir suivre leurs colons en Occident dès le lendemain de la décolonisation, expliquant que tout est de la faute du « blantriarcat » tout en tétant goulûment le sein de l’Occident.

Cette haine politique de l’Occident a servi de liant à tous ces groupes, qui se sont construits sur le détournement de l’émerveillement naturel devant le progrès occidental, transformé en un ressentiment stérile et autodestructeur contre cette suprématie européenne.

Rongés par la jalousie et le sentiment d’impuissance, ces individus et ces groupes se sentent dépassés. Honteux de leur petitesse et gênés de ne contribuer en rien à la grande aventure de l’humanité, ils tentent de se rassurer en vantant des sociétés du passé ou des sociétés étrangères qu’ils comprennent et qui les font se sentir moins petits. Le sentiment d’infériorisation a créé un rejet épidermique de tout ce qui rappelait de près ou de loin la supériorité occidentale. Le médiocre frustré voit toujours un dominateur en celui qui lui tend la main.

Tant de mouvements et d’identités ne se sont construits que dans une révolte adolescente et parasitaire contre le pouvoir du progrès occidental…

Toutes ces idéologies diffusent un univers mental fait de rabougrissement, d’atrophie et de macération. Portées dans le débat public, elles forment l’anti-politique.

L’Occident est défini par le pragmatisme, l’expansion et le progrès. Son histoire est faite de découvertes incroyables, de révolutions surprenantes et de projets fous. Chaque progrès social a débloqué un progrès technique, et chaque progrès technique a rendu possible un progrès social.

Qu’il soit aimé ou rejeté pour cela, l’Occident, c’est le libéralisme, l’autocritique, le rayonnement universel et le féminisme.