2.2 Qu’est-ce qu’une race ?

La liberté est notre principe fondamental. La race est la notion centrale du présent manifeste, et c’est aussi le mot le plus malmené de la langue française.

Le sens authentique du mot race en français est à la fois souple, intuitif et précis : la race, c’est le sang, c’est la famille, c’est un groupe de personnes unies par des liens charnels depuis des générations. C’est dans ce sens originel que nous employons le mot race, non seulement pour désigner les vastes races continentales, mais aussi pour désigner divers sous-groupes raciaux aux contours plus flous, comme les races sociales que sont la race bourgeoise et la race prolétarienne. Car la bourgeoisie n’est nullement une notion abstraite et désincarnée. La bourgeoisie, c’est avant tout des familles riches plus ou moins cosmopolites, s’unissant les unes aux autres et s’efforçant de se préserver du mélange avec les races prolétariennes. Ses choix politiques sont guidés par des stratégies familiales, ses croyances sont déterminées par l’idée qu’elle se fait de son sang.

On ne comprend rien au pouvoir de la bourgeoisie si oublie que cette classe sociale s’est constituée en race. La bourgeoisie, ce n’est pas seulement une catégorie abstraite définie par sa richesse, ni même seulement une culture ou des privilèges socio-économiques. La bourgeoisie, c’est avant tout des familles, des dynasties, des liens de sang, des alliances bien précises et des stratégies de reproduction. Sa conscience de race affecte lourdement la destinée de l’Occident. Le fait que la bourgeoisie blanche se pense comme une race à part la pousse à ne pas se sentir solidaire du sort de la race prolétaire blanche. Pire, son sentiment grandissant d’avoir été détrônée de sa suprématie raciale par la conquête prolétaire de droits et de biens qui relevaient auparavant de ses privilèges réservés, et le sentiment de n’être carrément plus qu’une « fin de race », poussent la bourgeoisie à vouloir que le peuple blanc meure avec elle.

On ne comprend rien à la domination bourgeoise si l’on croit que le seul appât du gain la motive, et si l’on nie qu’elle défend ses intérêts de race. On ne comprend rien non plus aux mécanismes de perpétuation de la domination bourgeoise, génération après génération, si on ne voit pas qu’en plus d’agir comme une race, elle est réellement une race. Si tant de personne emploient le mot de caste pour désigner la bourgeoisie, c’est parce qu’ils sentent bien que ce groupe fonctionne comme une race, et que les liens de sang qui unissent ses membres sont une donnée clé pour comprendre la domination bourgeoise. Tout groupe humain qui se conçoit comme une race à part ou qui assigne un statut racial différent au peuple qui l’entoure finit fatalement par devenir une race, au fil des unions endogames et de l’exclusion raciale des autres groupes. Un bourgeois s’unira toujours bien plus volontiers à un bourgeois d’une autre race continentale, plutôt qu’à un prolétaire de même race continentale que lui.

Quant au prolétariat, on commet une grave erreur si on réserve le nom de prolétaire à ceux qui vivent comme des personnages des romans de Zola et Dickens. Le prolétariat blanc, c’est-à-dire la population qui descend de ceux qui, en Europe, vivaient sous la coupe de la bourgeoisie, noblesse incluse, représente la quasi-totalité de la population blanche. L’élévation du niveau de vie n’a pas fait disparaître la race prolétaire. Ceux qu’on appelait « prolétaires » il y a 100 ans ont eu des enfants, qui ont eux-mêmes eu des enfants et petits-enfants, et ces gens composent toujours la quasi-totalité de la population d’Europe. Ils sont toujours discriminés par la race bourgeoise et demeurent encore sous domination bourgeoise, même si celle-ci est devenue bien plus vivable du fait des progrès économiques et sociaux. Prétendre que la race prolétaire a cessé d’exister quand elle a enfin mangé à sa faim revient à nier la guerre que livre la race bourgeoise blanche au peuple blanc. 

La race, surtout quand elle est sociale, n’est pas une notion parfaitement figée, puisque la race est toujours le produit de dynamiques matrimoniales. La race peut être mouvante et avoir des contours flous : elle n’en est pas moins réelle. Le mot famille comporte une importante part de flou, et pourtant nul ne songerait à dire que les familles n’existent pas. Les anthropologues ont étudié en détail l’extrême diversité et relativité des systèmes de parenté à travers le monde et l’histoire. On pourra discuter indéfiniment des limites de la famille, se demander si les cousins au dix-huitième degré sont encore de la famille, dans quelle mesure les oncles et tantes par alliance font partie de telle famille, il n’en reste pas moins que la famille existe. L’existence de débats sur le tracé historique des frontières de tel pays n’invalide ni l’existence de ce pays ni la pertinence du mot frontière. Constater l’existence de conflits, voire de meurtres à l’intérieur d’une famille n’invalide pas la notion-même de famille. De même, constater qu’il existe une infinités de nuances de bleu, remarquer que certains bleus tirent plutôt sur le vert et d’autres sur le violet, n’interdit nullement d’employer le mot bleu ni la notion de couleur pour décrire un certain nombre de réalités observables. L’existence de personnes intersexes et transgenres ne détruit pas la notion de sexe. Parler de sexe féminin et masculin n’implique ni le mépris envers tel ou tel des deux sexes, ni la négation des personnes intersexes.

La notion de race se trouve toujours à l’intersection du naturel et du culturel, puisque le processus de séparation provient toujours d’une décision humaine qui a ensuite des conséquences génétiques, donc naturelles. Les races continentales sont les races qui ont le plus haut degré de solidité génétique, mais même ces races continentales ont une origine en partie culturelle : migration, choix de se fixer dans telle zone géographique, guerres avec d’autres groupes humains, endogamie et exogamie sont autant de décisions humaines qui ont façonné les races humaines telles que nous les connaissons. Les races sociales (castes, minorités religieuses, classes) sont d’abord issues d’un processus culturel de racialisation (on se pense comme race séparée ou on assigne à tel groupe un statut racial séparé) qui entraîne ensuite de lourdes conséquences sur les unions et qui va, au fil des générations, consolider les liens génétiques au sein d’un groupe et creuser son écart génétique avec d’autres groupes.

Tout individu est animé par un sentiment racial, c’est-à-dire le sentiment d’être lié par le sang à des ancêtres. Le sentiment racial peut se rattacher à un groupe restreint (famille) ou plus large (tribu, région, nation, peuple). Même les personnes qui ne se rattachent pas à un groupe précis sont dotés de sentiment racial : quand on se sent profondément métis, ou qu’on estime qu’on n’appartient qu’à « la race humaine », on exprime aussi une identité de race. Ce sentiment racial existe, que l’individu le structure idéologiquement ou non. Le racisme n’est que la forme idéologisée du sentiment racial. La haine raciale et le mépris racial sont totalement indépendants du racisme : il n’y a pas besoin d’une doctrine structurée pour être animé de haine raciale et commettre des violences raciales. À l’inverse, une pensée raciale structurée met des mots sur les impressions et mène une introspection rationnelle qui permet de prendre du recul sur ses propres émotions. Le fait de criminaliser toute pensée raciale crée un terreau favorable à la haine raciale inconsciente qui fermente à force d’être refoulée, et aboutit à des violences raciales. On ne peut apaiser que les émotions dont on est conscient.

L’histoire fut riche de guerres sanglantes entre familles ennemies, sans pour autant qu’on se mît en tête d’interdire le mot famille pour mettre un terme à tous les conflits interfamiliaux et à toutes les dynamiques de domination d’une famille sur d’autres. La plupart des génocides ont été commis en l’absence de théorie raciale, et même d’usage du mot race. Entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 70, nul ne songea à interdire l’usage du mot race, pas même les rescapés du génocide des juifs par les nazis. L’idée selon laquelle parler de races mènerait automatiquement à la haine raciale et aux génocides a surgi dans les années 70 dans les milieux militants de la gauche bourgeoise pro-immigration. L’interdiction progressive du mot race en France n’a jamais eu la moindre utilité en matière de lutte contre les violences raciales et n’a eu qu’une seule fonction : amputer la langue et donc les esprits des peuples autochtones d’Europe pour les empêcher de mettre des mots sur le remplacement racial organisé sur leurs terres par une bourgeoisie haineuse. La lobotomisation lexicale forcée que constitue l’interdiction du mot race est un instrument de domination de la race bourgeoise sur la race prolétaire européenne.

La criminalisation de la parole raciale n’a jamais produit le moindre effet démontré en termes de réduction des violences raciales. Ce n’est pas Mein Kampf qui a rendu le génocide possible, mais la lâcheté des politiques bourgeois des grandes puissances européennes face aux violences illégitimes commises par le régime ultra-conservateur nazi. Au lieu d’écraser militairement l’Allemagne d’Hitler quand elle commençait à envahir des pays de l’Est, on préféra faire le dos rond et on lui laissa gagner une puissance telle que ce fut elle qui nous écrasa ensuite, avec les conséquences épouvantables que l’on sait. Les premières traductions françaises de Mein Kampf étaient d’ailleurs délibérément expurgées de leurs passages les plus terrifiants de violence raciale, parce qu’il ne fallait pas effaroucher les Français. La production de traductions expurgées faisait partie d’une stratégie consciente de propagande nazie pour adapter la communication à chaque pays-cible, comme l’ont prouvé des documents de travail dans lesquels Adolf Hitler donnait ses instructions à ceux qu’il chargeait d’organiser la propagande. Hitler fut pris d’une grande colère quand il apprit que des Français antinazis faisaient circuler une traduction fidèle au texte original allemand, sans coupures, parce qu’il craignait qu’on ne devinât trop tôt ses intentions meurtrières. Cette édition fidèle n’eut qu’un écho limité, tandis que les traduction édulcorées et caviardées validées par Adolf Hitler obtinrent une plus large diffusion, endormant ainsi la méfiance de nombreux Français. Adolf Hitler alla même jusqu’à intenter un procès en 1934 contre un éditeur français qui proposait une traduction intégrale de Mein Kampf. Bref, la censure antiraciste n’empêche aucune violence raciale ; elle est au contraire un moyen sûr de commettre des violences raciales en toute impunité. L’antiracisme peut même être une stratégie de conquête raciale.

Dans le présent manifeste, nous entendons par race tout groupe humain lié par des liens de sang sur plusieurs générations et qui a développé au fil de l’histoire une forme de conscience raciale, soit de son propre chef, soit parce qu’une autre race lui a assigné un statut racial. Les races continentales sont des races qui se sont formées sur plusieurs dizaines de millénaires en constituant une population à part sur une zone géographique de grande superficie, soit un continent tout entier, soit une large portion de continent. Les races continentales sont aisément détectables par les tests génétiques et plus la science avance, plus on découvre combien le patrimoine génétique des races continentales contient des traces d’ADN d’hominidés autres que Sapiens. Quant aux races sociales, elles sont moins nettes et plus fluctuantes que les races continentales, mais n’en constituent pas moins une réalité tangible. Toute classe sociale ou groupe social n’est pas forcément une race sociale. Pour qu’un groupe ou une classe sociale puisse être considéré comme une race sociale, il faut une endogamie prolongée dans le temps, ainsi qu’une forme de conscience raciale. La conscience raciale ne se manifeste pas toujours par l’emploi du mot de race lui-même. Les considérations de sang, la perception de personnes « bien nées », la hantise des « mésalliances », de « l’abâtardissement », de la « dégénérescence », ou simplement le mépris racial pour les membres extérieurs au groupe sont des exemples de conscience raciale. La conscience raciale peut également émerger en réaction à un statut racial assigné par une race sociale dominante.

Un cas célèbre de race sociale créée par assignation est celui des cagots de France : il s’agissait de personnes marginalisées pour diverses raisons, qu’on ostracisait à titre de lépreux moraux, qui vivaient à part, qui n’avaient pas le droit de porter un nom de famille, étaient exclus de la plupart des métiers et ne pouvaient pas épouser des membres du reste de la population. Cette race, purement imaginaire au début, est devenue réelle à force d’exclusion sociale concrète puisque, de fait, les cagots n’ont pu se reproduire qu’entre eux du XIIIe siècle aux temps modernes. Lorsque la société française a cessé de les raciser, la race cagote s’est diluée dans le reste du peuple, mais bon nombre de descendants de la race cagote sont toujours identifiables aujourd’hui par leur nom. L’exemple des cagots montre bien combien la race est une notion à l’intersection du culturel et du naturel.

Les deux principales races sociales d’Occident sont la bourgeoisie et le prolétariat. Dans la bourgeoisie nous incluons la « noblesse », et par prolétariat nous entendons la totalité du reste de la population blanche, exclue de la bourgeoisie. Des races sociales existent partout dans le monde : les castes en Inde, ou encore le statut dominant de certains groupe ethniques dans certains pays d’Afrique, sont des exemples de races sociales extra-européennes contemporaines. Qu’il existe des phénomènes de métissage entre races géographiques ou entre races sociales ne change rien à l’existence de ces races. Même si les sociétés occidentales se sont en partie fluidifiées sur le plan social, notamment grâce à l’instruction gratuite, aux médias de masse et à l’élévation générale du niveau de vie, les classes sociales perdurent avec une étonnante stabilité, pour la simple raison que ce ne sont pas seulement des classes, mais aussi des races. Un des plus grands mensonges contemporains consiste à prétendre que le prolétariat se limiterait à sa définition marxiste, et qu’on cesserait donc d’appartenir au prolétariat dès lors qu’on ne serait plus ouvrier comme ses parents ou grands-parents. Quand on quitte la classe ouvrière pour rejoindre la classe moyenne, on continue d’appartenir à la race prolétaire. On ne cesse pas d’être prolétaire quand on arrive à s’acheter une maison et à envoyer ses enfants à l’université. La notion de race sociale permet de comprendre pourquoi, même quand une famille parvient à acquérir un niveau économique et culturel plus élevé que bon nombre de bourgeois, elle demeure exclue de la bourgeoisie. Quand on parle de « l’importance du réseau » pour les carrières et la réussite sociale, ce n’est qu’une manière pudique de désigner l’exclusion raciale du prolétariat. Où qu’il aille, même quand il ne dispose d’aucun carnet d’adresse dans le lieu où il se rend, un membre de la race bourgeoise obtiendra toujours plus de réseau et d’opportunités professionnelles qu’un prolétaire plus intelligent, plus travailleur et plus cultivé que lui, du fait de sa seule appartenance à la race bourgeoise, que les autres bourgeois identifient en un coup d’œil.

La domination de la bourgeoisie et l’exclusion raciale du prolétariat sont si profondément ancrées dans les sociétés occidentales, elles constituent à un tel point la base des relations sociales, qu’elles n’ont même pas besoin d’être verbalisées pour agir dans la société. Le militantisme antiraciste ne fait que renforcer les privilèges raciaux de la bourgeoisie et l’exclusion raciale du prolétariat blanc, car en niant l’existence même des races, l’antiracisme nie l’existence de la race bourgeoise, et nie que la bourgeoisie est soudée par des intérêts raciaux communs, ce qui empêche toute compréhension complète des mécanismes d’exclusion sociale en Occident. En niant le fait racial et en prétendant que tout est une construction culturelle, en se concentrant sur l’intégration mélangiste calamiteuse des races géographiques, la gauche antiraciste est complètement passée à côté des privilèges de race des bourgeois.