12.6 L’androgynat contre la société schizosexuelle

Actuellement, on trouve normal de mélanger partout les races, et de diviser partout les sexes. Des personnes de l’autre sexe, qui nous sont intimes et dont nous sommes plus proches que n’importe qui de notre sexe, sont discrètement séparées de nous par toute une société culturellement ségrégationniste. Cette ségrégation des sexes, c’est la schizosexualité. L’Occident sort progressivement de l’organisation schizosexuelle de la société. L’occidentalisme souhaite l’accélération de ce processus et l’avènement d’une société androgynarchique, dans laquelle hommes et femmes vivent ensemble et exercent ensemble le pouvoir.

En criminalisant les violences sexuelles et en pénalisant le harcèlement, l’Occident a affirmé le droit des femmes à fréquenter concrètement les mêmes lieux que les hommes, sans être inquiétées du fait de leur sexe.

En mettant fin aux emplois réservés aux hommes (dans la médecine, la police, l’armée, etc.), l’Occident a porté un coup à l’apartheid sexuel dans le monde du travail.

En ne séparant plus les enfants à l’école selon leur sexe, l’Occident a cultivé la mixité sexuelle dès le plus jeune âge, entraînant de profonds changements dans les mentalités.

Après des décennies d’emballages, de publicités et de design ridiculement genrés, les marques de jouets pour enfants et de biens de consommation courante ont commencé à abandonner le diktat de la division rose-bleue, montrant que la caricature des sexes n’était pas vitale pour le commerce.

Du côté de la culture, le cinéma, les films et les séries ont été les premiers divertissements massivement androgynes. Les jeux vidéo suivent cette tendance en devenant un divertissement comme un autre pour la plupart des jeunes occidentales. Le développement de cette culture commune a multiplié les expériences cathartiques, les références et les centres d’intérêts communs entre les sexes, poussant les femmes à s’intéresser aux guerres et aux hommes à s’intéresser aux complots et aux histoires familiales et relationnelles. Plus personne ne se souvient des époques où l’homme et la femme n’avaient pratiquement rien à se dire tant la société les séparait et les tirait de part et d’autre pour accomplir le projet schizosexuel abrahamique.

L’androgynat est une façon de régénérer les rapports humains entre hommes et femmes et de mettre fin à la culture de la ségrégation sexuelle.

Nous devons ouvrir une réflexion culturelle et sexuelle portant sur de nouvelles façons de nous sortir de la schizosexualité sous toutes ses formes, et forger un univers mental androgynique.

En sport, développer des compétitions olympiques mixtes pour les sports d’équipe, avec la moitié d’hommes et la moitié de femmes. La ségrégation sexuelle dans le sport est ridicule et infériorise les femmes, alors qu’il y a de nombreux sports où des femmes de certaines races sont bien meilleures que les hommes d’une autre race.

Si on justifie la ségrégation sexuelle dans le sport à partir du niveau d’un sexe, alors pourquoi ne pas faire des championnats raciaux en natation, en cyclisme ou en course à pied, étant donné que les races sont particulièrement inégales en capacités dans ces sports ?

Il faut banaliser la mixité sexuelle dans le sport, comme c’est déjà le cas dans le tennis. Il ne s’agit pas d’interdire les compétitions et les équipes non-mixtes, mais de donner au public l’habitude de voir des compétitions mixtes et de cultiver la mixité dans les entraînements. Le sport n’est pas uniquement une histoire de performance, c’est aussi un spectacle à portée symbolique rassemblant un large public lié par une passion commune et le plaisir d’être ensemble.

Enfin, hommes et femmes doivent apprendre à fonctionner dans un système de camaraderie et de commandement, une expérience que seul un service militaire mixte pourra leur offrir.