12.3 La grande réforme de l’enseignement public

Le savoir doit être une priorité civilisationnelle. La meilleure façon de le développer, c’est d’assurer un enseignement de qualité aux générations futures, au rythme de chacun, pour que personne ne soit submergé ni au contraire ralenti par un niveau qui ne lui correspond pas.

L’école doit assurer l’apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul, mais aussi des connaissances élémentaires en biologie, santé, sexualité, reproduction, prévention routière, code de la route, premiers secours, ainsi qu’une initiation à toutes les disciplines des sciences et des humanités, avec une culture générale validée par des examens.

Pour le reste, l’école doit être à la carte et offrir la possibilité de choisir ses modules et son niveau, mais aussi son nombre d’heures en présentiel et à distance. Des stages intensifs doivent être disponibles pour valider des certificats de niveau en accéléré. Une telle réforme permettra une mutualisation des moyens et l’amélioration de la fluidité sociale, de sorte qu’un élève en zone rurale pourra par exemple suivre les cours de latin des élèves de centre-ville tout en se rendant aux cours de tronc commun dans son établissement local.

Les élèves pourront passer des certificats enregistrant officiellement leur niveau dans chaque matière, pour choisir les disciplines à approfondir à leur guise, développant leur autodiscipline et leur capacité à travailler en autonomie.

Les citoyens doivent pouvoir bénéficier tout au long de leur vie d’une solide instruction à la carte et à distance, dans un large éventail de disciplines, et avoir accès à une offre de vulgarisation scientifique, culturelle et technique sans cesse réactualisée par le biais des médias d’État.

L’enseignement public ne peut pas continuer à mélanger des élèves doués, des élèves en difficulté et des élèves hyperactifs et toxiques dans les mêmes classes sous prétexte qu’ils auraient le même âge. De plus, de nombreux élèves sont très doués dans certaines matières, et beaucoup moins dans d’autres. Il est regrettable qu’ils ne puissent pas développer leurs capacités et leur talent à cause d’un enseignement standardisé qui les retarde là où ils sont bons et qui les dépasse là où ils sont mauvais. Les bancs de l’école doivent être occupés par des volontaires, lesquels ne devraient plus être importunés par la présence d’individus pénibles qui ne sont présents que parce qu’on les y force.

Les langues européennes anciennes comme le vieux norrois, le latin ou le grec seront enseignées comme des langues vivantes aux élèves qui le souhaitent.

Dans ce système d’enseignement libre, il doit être créé un délit d’entrave à la scolarisation pour sanctionner les parents qui s’opposeraient à ce que leur enfant suive les enseignements qu’il désire.

Cette grande réforme remplacera l’école du dressage et de la perte de temps par une école du savoir libre pour tous et de l’excellence.