12.2 La science sans entrave

Le savoir est la seule vraie richesse dans le monde. Pourtant, aucun parti ne place la recherche scientifique au centre de son programme. Tous prétendent redresser l’économie sans se préoccuper en premier lieu de l’unique vraie poule aux œufs d’or : la science.

Toute entrave volontaire à la science est un crime contre le peuple occidental. Une découverte retardée peut laisser mourir prématurément toute une partie de la population, qui n’aurait par exemple pas accès à temps à une technologie médicale qui aurait pu la sauver.

Nous devons mettre un terme à l’hypocrisie des obscurantistes religieux qui s’organisent en lobbies pour nous dicter, à travers des « comités d’éthique » remplis d’évêques et de théologiens déguisés en philosophes, ce que nous avons le droit de développer ou non pour être en conformité avec leurs croyances ridicules et arriérées.

La société doit sortir de sa neutralité œcuménique de renoncement, qui présente la science comme une croyance ni plus ni moins respectable que les autres. La vérité scientifique en perpétuel progrès est au-dessus de toutes les croyances. Les passe-droits qui sont donnés aux religions sont d’autant plus injustifiés que les États occidentaux admettent par leurs actions la suprématie scientifique sur le religieux dans tous les domaines. Les États doivent finir le travail en assumant pleinement d’être rationnels et scientistes. On ne prie aucun dieu lors d’une pandémie mondiale, on attend de la science un traitement ou un vaccin. Les offices religieux s’interrompent, le Vatican suspend ses messes publiques et La Mecque fait cesser les pèlerinages. Tout le monde sait que seule la médecine moderne soigne et que la foi n’épargne à personne de tomber malade et de mourir. Mettons un terme à l’hypocrisie œcuménique et reconnaissons qu’aucune croyance n’arrive à la cheville de la science dans la compréhension du monde et la gestion des crises.

Il est parfaitement illégitime de prendre en compte une quelconque parole religieuse ou néo-religieuse pour expliquer à l’Occident à quel progrès scientifique ou technique il devrait renoncer. Le progrès technique doit être intégralement libéré de toute contrainte religieuse : les comités d’éthique remplis de lobbyistes religieux doivent tous être abolis afin de ne plus entraver les progrès scientifiques. La morale judéo-chrétienne est un corps étranger qui n’a pas sa place dans notre civilisation ; elle est un obscurantisme en totale déconnexion avec son peuple ; elle n’est ni « les racines » de l’Europe, ni son avenir.

La science doit également s’émanciper de l’obscurantisme décroissantiste, qui n’est rien de plus qu’un catéchisme sécularisé, se légitimant par la nature là où ses prédécesseurs se légitimaient par un papa imaginaire nommé « Dieu ».

Le décroissantisme est une idéologie de désinformation massive se concentrant sur les problèmes à court terme rencontrés dans le développement technique de l’humanité, et faisant croire que nous tournons à vide sur une planète dont les ressources seraient limitées, déjà toutes identifiées, et incapables de se régénérer. Pourtant notre richesse ne cesse de croître : la richesse matérielle réelle, ce sont les moyens de production disponibles, les machines, les matières premières d’un côté, le savoir et la technologie de l’autre. La monnaie n’est qu’une convention et les seules vraies mines d’or se trouvent dans les laboratoires scientifiques.

La technologie et le savoir scientifique sont un gisement inépuisable dont l’exploitation doit être notre priorité économique absolue. Nous devons consacrer le plus possible de ressources à la recherche, seule vraie richesse contemporaine, qui permet grâce aux brevets et aux applications industrielles de garantir à nos sociétés des revenus titanesques et de nous affranchir des limitations naturelles de ressources.

Toute pensée politique pro-science doit être une déclaration de guerre aux réactionnaires et aux décroissantistes, ces parasites de l’Occident qui se servent du progrès technologique pour le saboter, qui utilisent chaque nouveau moyen de communication moderne pour empêcher la création du suivant. Les saboteurs décroissants veulent éterniser la période la plus sale écologiquement de l’histoire de l’humanité en nous empêchant d’accomplir le grand saut vers la technologie propre et illimitée.

La fission nucléaire destructrice nous a libéré des guerres mondiales, la fusion nucléaire contrôlée va nous libérer des ressources énergétiques limitées et de la pollution du carbone.

Face au travail de sape de la science par les apôtres de la décroissance, les occidentaux doivent mettre en place une stratégie de contre-sape. Les pays occidentaux doivent créer un délit d’entrave à la médecine ainsi qu’à la recherche académique, scientifique et technologique. Il faut réprimer le harcèlement anti-chercheurs et les attaques contre tout lieu de recherche. Les commandos d’attaque contre des cliniques pratiquant l’avortement et les opérations de destruction de champs expérimentaux d’OGM ne sont pas seulement des dégradations de biens matériels, ce sont avant tout des actes obscurantistes violents d’entrave à la science et à la médecine. Il faut également lutter contre la propagande anti-science en poursuivant les gourous anti-médecine pour mise en danger de la vie d’autrui, et en instaurant des programmes ambitieux de vulgarisation scientifique, tant à l’école que dans les médias publics. Les scientifiques ne peuvent pas en même temps se consacrer à leurs recherches, faire de la vulgarisation et lutter contre les puissants lobbies anti-science. C’est à la société et à l’État de les protéger et de garantir leur liberté de recherche.

Un autre puissant lobby anti-science est le monde de l’édition scientifique. Les cinq plus gros éditeurs scientifiques forment un oligopole tyrannique qui empêche les scientifiques de travailler, car les tarifs pratiqués sont tellement élevés, que même les grandes universités comme Harvard peinent à payer leur abonnement. Les scientifiques ne peuvent même pas disposer librement des articles qu’ils ont eux-mêmes rédigés. Face à cette prise en otage de la connaissance, les États occidentaux doivent se concerter pour briser l’oligopole des éditeurs. Les États occidentaux doivent réformer la propriété intellectuelle scientifique afin que les auteurs ne soient plus dépossédés de leur propriété par les éditeurs, et la puissance publique doit être mobilisée pour créer des maisons d’éditions étatiques capables de représenter une concurrence sérieuse aux éditeurs privés. 

Il convient aussi d’inscrire le négationnisme racial dans la liste des croyances dangereuses susceptibles de mettre en danger la vie humaine dans le monde médical. Ce négationnisme entrave les progrès de la recherche contre le cancer, les pandémies et les maladies orphelines ou héréditaires. C’est un obscurantisme à combattre, au même titre que le créationnisme.

Il n’est pas question d’interdire aux anti-science, aux anti-médecine, aux créationnistes et aux négationnistes raciaux de penser ou d’exprimer des idioties, mais de réprimer par la loi leur mise en danger des personnes, leurs actes de harcèlement et de pressions illégitimes sur le monde médical ou de la recherche. Harceler des scientifiques et saccager des laboratoires doit être sévèrement puni. Enfin, le négationnisme racial, pas plus que le créationnisme et les pseudo-sciences comme l’homéopathie, ne doivent pas être financés par nos impôts ni bénéficier de relais dans les médias du service public.

La science doit être protégée de ceux qui veulent l’étouffer.