12.16 La conquête spatiale

Le destin de l’homme est dans l’espace. L’homme blanc perd son équilibre à trop faire le point sur son développement technologique et à trop regarder en bas vers les risques, les dérives et les catastrophes. La planète Terre est le berceau de l’humanité, les gauchistes et les conservateurs veulent en faire son cercueil. Toute politique vitaliste doit prendre en compte, au moins à long terme, l’impératif de la conquête spatiale.

Notre système solaire possède une ceinture d’astéroïdes représentant des richesses incroyables. Certains astéroïdes possèdent plus de valeur que toutes les richesses de la Terre réunies. Le forage de la ceinture d’astéroïdes représente une source de tant de richesses qu’il est incroyable qu’elle soit absente des programmes politiques occidentaux. Les politiciens qui ne se saisissent pas de la question de la conquête spatiale entretiennent l’idée qu’elle serait un rêve de geek, une fantaisie coûteuse et inutile, alors qu’il est question de richesses titanesques à portée de la main de l’homme, des richesses qui pourraient rembourser toutes les dettes des États et offrir un revenu à chaque européen. Seule la technophobie de politiques fainéants et corrompus peut expliquer son absence des programmes politiques.

Le moteur ionique existe depuis les années 50 et permet à des sondes ou des navettes de voyager dans l’espace à plusieurs dizaines de kilomètres par seconde sans consommation de carburant, ce moteur ayant une accélération trop faible pour être utile sur terre. À l’aube du troisième millénaire, la conquête spatiale ne doit plus se résumer à mettre en orbite des satellites et à planter un drapeau sur la Lune.

Cette conquête sera tôt ou tard une colonisation, parce que nous ne devons pas mettre tous nos œufs dans le même panier. Mais pour l’instant, la priorité est à la conquête mécanisée. Les drones, robots et sondes autonomes n’ont pas besoin de nourriture ni de respirer du dioxygène, ils sont les pionniers parfaits pour forer, explorer, analyser et commencer à construire et terraformer en vue d’une éventuelle implantation humaine, un jour. Mais les voyages de pionniers humains sur d’autres planètes sont pour le moment un fantasme : le corps humain porte tellement de micro-organismes et de parasites qu’il contaminerait ces planètes avant même d’avoir fait tous les tests, sans oublier la possibilité de contracter une maladie via une bactérie extraterrestre. Pour ne pas contaminer les planètes analysées, seuls les robots doivent y être envoyés pour sonder, mesurer et prélever des échantillons. En attendant, la construction d’un chantier naval sur la Lune permettrait de ne pas avoir besoin de lancer des fusées coûteuses à chaque envoi de sonde dans l’espace. Les sondes et les robots mineurs pourraient être construits directement dans l’espace ou sur la Lune, permettant de s’affranchir de ce surcoût inutile.

La colonisation dépassera un jour le système solaire, quand nous aurons des systèmes de communication et des moyens de transport plus rapides. Mais il n’y a aucune excuse pour ne pas lancer dès aujourd’hui la conquête mécanisée de notre système solaire et l’exploitation de ses richesses.

Les richesses que l’on pourra retirer de l’exploitation des ressources du système solaire rendent dérisoires les ergotages sur le budget de la recherche spatiale. Bien sûr, on peut prétendre qu’il s’agit de science-fiction. On oublierait ce faisant que chaque génération occidentale vit dans la science-fiction des précédentes.

Mais à long terme, le refus de la conquête spatiale condamne l’humanité à disparaître comme les dinosaures. Tôt ou tard, un astéroïde géant heurtera la terre. Tôt ou tard, le Soleil mourant détruira la Terre en se transformant en géante rouge. Développer la connaissance de l’espace et coloniser le système solaire est le seul moyen d’assurer la survie de l’espèce humaine à très long terme.