11.9 L’eugénisme libéral

Le concept d’eugénisme a été inventé par le cousin de Charles Darwin. Eugénisme est composé des termes grecs : eu (« bien ») et gennaô (« engendrer »), ce qui signifie littéralement « bien naître ». L’eugénisme autoritaire est une abomination comme tout ce qui viole les libertés fondamentales des individus. Là où l’eugénisme autoritaire consiste à violer le consentement des personnes pour leur imposer des mesures liberticides voire criminelles, l’eugénisme libéral consiste à donner le choix aux individus de faire naître ou non des êtres humains plus intelligents, plus forts et en meilleure santé, avec un impact positif sur le reste de la société. Toute droite digne de ce nom doit revendiquer un eugénisme libéral.

L’eugénisme libéral se fonde sur trois axiomes :

– Rien n’est plus eugénique que la liberté ;

– Toutes les sélections ne sont pas eugéniques ;

– C’est la sélection sexuelle et non la mort qui assure le plus gros de la sélection naturelle.

Les piliers de l’eugénisme libéral sont :

– La sélection sexuelle par les femmes : la fin de l’ordre moral chrétien et des mariages monogames forcés permet d’entrer dans une nouvelle ère où les femmes peuvent se remettre à sélectionner leur géniteur. Autoriser aux femmes recourant à la PMA un choix sur catalogue du géniteur de leur enfant leur permettra de savoir de plus en plus précisément quelles qualités génétiques elles veulent favoriser chez leur enfant.

– La solidarité institutionnelle : détruire sa santé à l’usine parce qu’on est né pauvre et avec un parent malade est une sélection dysgénique. Avec l’instruction gratuite jusqu’à l’enseignement supérieur et les systèmes d’égalité des chances, on a pu s’apercevoir qu’un grand nombre de prolétaires surpassaient intellectuellement les bourgeois qui les dominaient dans l’ancien système de caste. Assurer un minimum à tous permet une sélection sur l’intelligence et le mérite, et non sur la classe sociale de laquelle on vient.

– La liberté de ne pas se reproduire, pour ne surtout pas forcer à procréer des gens qui n’aiment pas assez la vie ni leurs gènes pour vouloir les transmettre. Garantir une vie heureuse aux gens qui ne se reproduiront pas. Ne pas leur faire subir d’injonction à la procréation, afin de ne sélectionner que les humains qui souhaitent transmettre, qui aiment vraiment faire des enfants et rêvent d’avoir une belle famille. Permettre aux homosexuels de s’assumer après des siècles de persécution chrétienne les contraignant à se reproduire avec des femmes.

– Le contrôle absolu des moyens reproducteurs par les femmes : la contraception et l’avortement ont réussi à faire chuter la criminalité là où toutes les politiques autoritaires avaient échoué. La maternité choisie résout naturellement des problèmes qu’on considérait jusque là comme impossibles à résoudre. Un accès garanti pour toutes à la contraception et à l’avortement empêche la sur-reproduction des personnes marginales et en détresse sociale. Elle limite drastiquement le nombre d’enfants présentant des problèmes génétiques consécutifs à des grossesses de femmes consommatrices de stupéfiants ou d’alcool. Moins d’enfants non-désirés, ça veut dire des enfants plus heureux par des mères aimantes et prêtes.

– La sélection des embryons dans les PMA, en connaissant leurs caractéristiques et les maladies génétiques qu’ils auraient. Donner la possibilité aux parents de choisir les gamètes qu’ils veulent.

L’eugénisme libéral, qui est déjà en partie institué mais doit être prolongé, permet de mettre fin au dysgénisme autoritariste imposé par le christianisme pendant plus de 1500 ans : interdiction de tous les moyens de contrôle des naissances sous peine d’être brûlée vive, criminalisation du libéralisme sexuel, omerta et complaisance envers les viols, mariages forcés, stérilisation par le monastère et le couvent des hommes les plus intelligents des fratries et des femmes sans dot ou trop libres sexuellement, persécution des sage-femmes conduites en masse au bûcher, provoquant une explosion de la mortalité en couche. Le christianisme a provoqué tellement de dysgénie en Europe que le simple fait que les chrétiens n’aient plus le contrôle total et direct des utérus a suffi à amorcer l’ère de l’eugénisme libéral. En faisant tomber les derniers bastions du contrôle sociétal chrétien de la reproduction, les occidentaux pourront rapidement embrasser la liberté génétique, et l’ère du dysgénisme chrétien forcé ne sera alors plus qu’un lointain souvenir.