11.5 Pour un racisme humaniste

L’antiracisme tend à ériger la lutte contre le racisme comme priorité mondiale, mais n’a jamais réussi à prouver que le racisme tuait. De son côté, l’antiracisme mélangiste tue déjà depuis fort longtemps. Forcer des gens qui ne se supportent pas à vivre ensemble a toujours conduit à des guerres civiles et à la balkanisation de grands ensembles. Seules les dictatures et leurs exactions sont reconnues comme capables d’accomplir le projet mélangiste, du moins jusqu’à ce que le régime autoritaire s’effondre. Le mélangisme racial, c’est le marchepied vers la dictature ou vers l’explosion d’un pays.

Les adultes responsables qui ne se supportent plus divorcent. Les peuples responsables qui ne se supportent plus doivent recourir à la sécession ou à la remigration. Dans le premier cas, on sépare le pays pour que chaque peuple obtienne son autonomie, si ces peuples sont légitimement présents depuis des siècles et des siècles. Dans le second cas, on fait retourner les peuples migrants chez eux.

L’antiracisme crée le mélangisme, et le mélangisme entraîne des massacres et des génocides. Qu’il parte ou non d’un bon sentiment, l’antiracisme est un crime contre l’humanité, une machine à broyer les peuples et les cultures.

Aucun prêche antiraciste n’a jamais empêché un génocide, tandis que de nombreux génocides ou tentatives de génocides furent enrayés par des forcées armées déployées par des pays défenseurs des droits de l’homme. Les génocidaires nazis n’ont pas été arrêtés par des ateliers « Je déconstruis mon privilège aryen », mais en envoyant de puissantes armées les écraser.

L’antiracisme institutionnalisé ne fait que rendre le racisme subversif et participe au sentiment d’humiliation du peuple accusé de racisme. Or c’est le sentiment d’humiliation du peuple allemand et non le racisme qui a fourni de la chair à canon au nazisme. L’antiracisme n’a donc aucune raison d’exister si ce n’est d’écraser le prolétariat blanc sous un ordre moral bourgeois.

L’humanisme implique déjà de traiter les êtres humains sans discrimination, de garantir à chacun le respect de ses droits fondamentaux, quelle que soit sa race. L’antiracisme est un dogme extrémiste d’inspiration totalitaire poussant les peuples au mélange forcé tout en criminalisant leurs réticences.

Nous avons le devoir d’accepter la réalité raciale. Nous ne sommes pas tous strictement pareils et nous sommes tous racistes de manière plus ou moins consciente. Il y a deux types d’humains : les racistes et les hypocrites.

Les négationnistes raciaux doivent apprendre à accepter les différences des autres au lieu de traquer ces différences comme autant d’injustices insupportables. Réduire les différences raciales à de simples variations cosmétiques et s’efforcer de croire que tous les humains sont strictement pareils, ça n’est pas de l’humanisme mais un aveuglement volontaire très suspect. Celui qui a besoin de s’imaginer que l’autre est identique à lui-même pour le respecter est tout sauf un humaniste. Les négationnistes raciaux doivent cesser de se cacher derrière l’humanisme qu’ils utilisent comme caution morale de leur projet racial d’indifférenciation générale. Il n’y a rien d’humaniste à ignorer et vouloir supprimer les différences entre les races par l’assimilation et le métissage à marche forcée.

Le négationnisme racial n’est pas seulement une idéologie suspecte, c’est aussi un credo religieux obscurantiste qui surveille et entrave la science pour qu’elle ne blasphème pas contre l’indifférencialisme sacré. La science louvoie comme elle peut et utilise des termes comme « populations » pour ne pas évoquer la race, mais jusqu’à quand ? Les campagnes de dons de moelle osseuse ciblant les minorités dans lesquelles il y a pénurie se font régulièrement attaquer par des antiracistes agressifs qui ne veulent rien entendre au sujet de l’incompatibilité des dons de moelle osseuse entre personnes de races différentes. Les antiracistes furieux ne veulent pas comprendre que pour une greffe de moelle osseuse, plus la proximité génétique entre le donneur et le receveur est élevée, plus les chances de succès sont grandes : ils sont capables de comprendre que le don fonctionne mieux entre membres d’une même famille, mais l’idée que le don marche mieux entre personnes partageant beaucoup de gènes communs du fait de leur race les fait entrer dans une transe de rage. On en arrive ainsi à une situation où des organisations médicales craignent de s’attirer les foudres des antiracistes quand elles publient des annonces permettant que des enfants noirs malades puissent être mieux soignés grâce à des dons de personnes noires.

Les entraves à la science qu’engendre le négationnisme racial compliquent les recherches sur les immunités et les vulnérabilités naturelles chez les différentes races face aux pandémies, et compliquent donc la lutte contre les cancers et les pandémies. On sait par exemple que la drépanocytose, qui touche en grande partie les populations d’Afrique noire, est une maladie génétique dont les formes bénignes augmentent la résistance au paludisme. En cas d’épidémie mondiale d’une maladie s’attaquant aux globules rouges comme le fait le paludisme, pourquoi la science devrait-elle au XXIe siècle brouiller les pistes et faire ses recherches en cachette comme du temps de l’Inquisition ? À quoi rime l’impunité des pressions antiracistes contre la science qui brouille les statistiques en invisibilisant souvent le facteur ethnique, qui complique la recherche contre le cancer ou les maladies génétiques orphelines et héréditaires ?

À une époque où on découvre que les différents peuples ont une partie de leur génome qui provient d’espèces différentes, s’obstiner dans l’obscurantisme antiraciste est un combat réactionnaire d’arrière-garde qui n’aura pour conséquence que de retarder la recherche sur les origines de l’humanité.

On ne peut pas être humaniste et fonder sa conception de l’humanité sur un mensonge, un interdit religieux. Si le choc d’une personne face à l’acceptation des différences raciales est plus grand que l’amour de son espèce, alors cette personne est tout sauf humaniste. Il n’y a pas d’humanisme là où il y a négation de l’existence des races.

Tous les humanistes ont été racistes jusqu’au XXe siècle. Le racisme n’est pas plus incompatible avec l’humanisme que l’humanisme n’est incompatible avec le féminisme. Le racisme n’est pas plus une haine des autres humains que le féminisme n’est une haine des hommes.

On doit tout aux racistes. L’humanisme a été fondé par les racistes. Les droits de l’Homme sont une invention raciste. Ce sont les racistes qui ont proclamé que tous les hommes naissaient libres et égaux en droit. Les apports des racistes à l’humanité sont énormes. Les racistes ont apporté énormément à l’humanisme, mais on cherche toujours ce que les antiracistes lui apportent.

Sans le racisme, l’humanisme n’existerait pas. Sans l’humanisme, la cause animale n’existerait pas. Le racisme n’est pas une opinion : c’est un humanisme et un devoir.