11.2 Le droit de porter une arme

Tout homme libre doit pouvoir être en mesure de défendre sa vie et celle de ses proches. Anciennement, seuls les esclaves n’avaient pas le droit de porter des armes. Un individu qui doit remettre entièrement sa défense personnelle entre les mains de l’État intègre l’idée qu’il appartient à l’État.

Il n’est pas de libéralisme sans le droit inconditionnel de posséder et de porter des armes. La première des libertés est de défendre sa vie ainsi que celle des gens qui nous sont chers, au lieu d’être à la merci de criminels armés, et de dépendre d’une police qui ne peut pas être derrière chaque citoyen à moins d’instaurer un État policier.

La prohibition des armes à feux offre sur un plateau le privilège des armes aux hors-la-loi et ne désarme que les individus non-violents respectueux des lois.

En France, le droit de porter une arme devait être inscrit en tant qu’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, selon l’initiative de Mirabeau, comme suit : « Tout citoyen a le droit d’avoir chez lui des armes et de s’en servir, soit pour la défense commune, soit pour sa propre défense, contre toute agression illégale qui mettrait en péril la vie, les membres ou la liberté d’un ou plusieurs citoyens ». Mais cet article ne fut pas retenu car jugé tellement évident par le Comité des Cinq qu’on ne crut pas nécessaire de l’inscrire.

En France, le port d’arme fut interdit en 1939. Cette interdiction fut renforcée sous le régime de Vichy, et le droit de porter des armes n’a jamais été rétabli à ce jour. La confiscation des armes marque la différence entre une société liberticide et un État libéral digne de ce nom. Aucune droite occidentale crédible ne se formera sans demander le renforcement ou le rétablissement du port d’arme citoyen.