10.4 On ne peut créer la droite sans déclarer la guerre aux parasites conservateurs

La droite n’existe pas sur la scène politique, parce que les bourgeois conservateurs se déguisent en droite pour capter l’électorat dextriste et le rediriger vers le conservatisme. Pour bâtir la droite, il est indispensable de ne plus accepter qu’un seul parasite conservateur ne se prétende de droite.

L’inexistence de la droite en Occident se constate aisément quand on observe, dans toutes les organisations se présentant comme « de droite », l’unanimité anti-féministe, anti-progressiste, couplée à l’absence totale de discours clairement anti-remplacement, en décalage complet avec l’électorat dextriste.

On trouve dans l’offre politique mille nuances d’anti-progressisme, tandis que l’opposition au remplacement ethnique n’est même pas formulée clairement dans le débat public. Cet état du paysage politique est exactement l’image inversée de l’opinion publique occidentale, massivement opposée au remplacement ethnique et favorable aux progrès sociaux et technologiques.

Croire que la droite puisse naître dans les milieux conservateurs qui nous sont présentés comme la droite est aussi absurde que de s’imaginer pouvoir faire pousser un champ de blé en semant des graines à la volée au milieu d’une forêt dense.

Pour que les grains puissent germer, il faut que la terre soit à nu et non encombrée de feuilles, de mousses et de ronces ; pour que les tiges puissent pousser, il faut que l’eau ne soit pas absorbée par les arbres ; pour que les épis mûrissent, il faut que le soleil les atteigne, chose impossible dans un sous-bois obscurci ; et pour récolter les blés, il faut pouvoir se mouvoir en ligne droite avec aisance, sans avoir à se cogner partout ni à contourner troncs et racines.

De même, la droite ne peut pas germer sur un terrain encombré d’un épais fatras gauchiste et chrétien ; elle ne peut pas pousser quand les arbres, ronces et herbes de la bourgeoisie conservatrice boivent toute son eau, absorbent voracement tous les nutriments dont elle a besoin ; elle ne peut tendre vers aucun horizon si cet horizon est constamment obscurci par des prophéties menteresses de curés vexés et par des préoccupations de tiers-mondistes anti-Occident ; et si par miracle un épi parvenait à percer dans cette jungle hostile, il serait vite piétiné ou pourrirait sur place sans que personne ne s’en rende compte. Pour que la droite puisse enfin naître, il faut défricher comme l’ont toujours fait nos ancêtres à chaque étape de leur développement, puis brûler les résidus pour que les cendres fertilisent la terre, et enfin désherber sans relâche les adventices indésirables qui tentent toujours de revenir.

Les conservateurs ont créé avec la gauche un écosystème politique rendant toute droite impossible. À nous de façonner un nouvel écosystème favorable à l’épanouissement d’une droite authentique.

Tout groupe menaçant le confort bourgeois est systématiquement taxé d’extrémisme. Les bourgeois sont ceux qui ont le droit de normaliser leur intégrisme. L’intégrisme communiste bourgeois est vu comme parfaitement normal tout en ayant fait plus de cent millions de mort, et l’intégrisme chrétien bourgeois est toléré alors qu’il est responsable de la déculturation de l’Europe par la destruction — par édit impérial chrétien — de tous les temples païens du continent, et par la mort de millions d’européens à travers les guerres de conversion ainsi que des guerres civiles religieuses entre sectes chrétiennes.

Personne ne demande des comptes à un chrétien ou à un communiste sur son idéologie de mort. Ces camps politiques sont acceptés avec leurs piles de cadavres. En revanche, il est considéré comme extrêmement grave de commettre le crime moral de proclamer que les européens sont chez eux en Europe, et d’assumer la supériorité des accomplissements des européens sur ceux de tous les autres peuples de la planète.

La mission de l’occidentalisme est de créer une vraie droite, et la première étape de ce travail est de mettre fin au sabotage de la droite par le lobby conservateur.

À gauche, il y a eu au cours de l’histoire de nombreux mouvements de gauche véritable avec de simples divergences quant aux moyens. À droite, en revanche, la pensée politique est asphyxiée par le conservatisme. Les conservateurs mènent un travail constant de vampirisation pour étouffer dans l’œuf toute tentative de création d’une vraie droite. Les ressources sont détournées, l’attention est détournée. Les thèmes et la sensibilité de droite ne sont tolérés dans les organisations prétendument de droite que dans la mesure où ils permettent de hameçonner des électeurs de droite pour les rediriger vers le conservatisme chrétien.

Un fait simple prouve que la droite n’existe pas, du fait du sabotage conservateur : à gauche, personne ne se fait griller parce qu’il est trop gauchiste, tandis qu’à droite, on est automatiquement « grillé à vie » quand on est trop de droite. C’est l’allégeance au christianisme, religion officielle des bourgeois d’Occident, qui prime sur tout.

Il y a un travail d’écartement social et politique de tout prolétaire de droite qui serait trop authentiquement de droite. L’explication pour justifier cette auto-inquisition, c’est l’excuse de la diabolisation et la promesse par les bourgeois conservateurs qu’ils « n’en pensent pas moins » mais que la seule solution serait de commencer par un militantisme réactionnaire plus ou moins subtil. Comme si ça allait faire avancer la cause de la remigration.

En vérité, c’est la bannière réactionnaire qui fait fuir les prolétaires, qui pourtant, selon toutes les statistiques, sont massivement opposés à l’immigration et en faveur de la remigration.

Les centristes sont des agents particulièrement retors de subversion conservatrice de la droite. Les centristes comptent parmi les principaux responsables de la non-existence de la droite car ce sont les centristes qui font une intense propagande auprès du public de droite pour leur faire croire qu’il ne faut surtout pas froisser le lobby chrétien, qu’il faut s’aligner sur la gauche au sujet de l’immigration, ne pas proposer d’alternative forte à la gauche, et que la remigration, « c’est trop clivant, ça diabolise ». Leur principale « contribution » à la vie politique française consiste à diffuser l’idée qu’il faut accepter en traînant les pieds le « progrès » tel que défini par la gauche, tout en louvoyant pour « conserver » le plus de boulets chrétiens rétrogrades possible. Ils laissent ainsi aux gauchistes les pleins pouvoirs pour définir le progrès, et assurent en même temps aux chrétiens conservateurs la mainmise sur l’électorat dextriste ainsi qu’un pouvoir indu, totalement disproportionné par rapport à leur poids réel dans la société.