1.3 Fraternité

L’égalité est le moyen par lequel on garantit la liberté d’un peuple uni par des liens fraternels. Cette fraternité est le principe qui définit l’égalité civique attendue : le contrat social n’est accepté que s’il unit des gens qui se reconnaissent comme appartenant à un seul et même peuple. Par conséquent, toute tentative de mélanger des peuples hostiles et incompatibles, comme celle de mélanger l’huile et l’eau, n’a pour conséquence qu’une division communautaire de la société.

Le communautarisme est un système de conquête ou une réaction de défense : il est la conséquence, et non la cause d’un problème. Ce problème, c’est la cohabitation forcée de peuples qui ne veulent pas vivre ensemble.

Il est aussi absurde de criminaliser ce communautarisme que d’interdire le mécontentement de personnes qu’on entasse. L’histoire n’a pas cessé de démontrer que la fraternité forcée n’est possible que temporairement, au prix de l’établissement d’un système totalitaire, c’est-à-dire en écrasant la liberté. L’échec des innombrables campagnes de vivre-ensemble dans les pays occidentaux soumis à l’immigration extra-européenne ne renvoie qu’à cette évidence : on ne peut pas forcer les gens à la fraternité, pas plus qu’on ne peut forcer les gens à s’aimer. Et lorsqu’on les y force, on obtient des morts, des guerres de gangs, des émeutes raciales et des attentats.

La fraternité ne peut exister que dans un cadre de liberté, car la fraternité se doit d’être pleinement consentie. À partir du moment où il faut reprogrammer les populations par une propagande intensive pour les faire cohabiter sans conflits intercommunautaires, c’est que cette fraternité n’existe pas et n’existera jamais.

Ce n’est pas un hasard si le mot de fraternité a totalement disparu du lexique politique, que ce soit en France ou partout ailleurs en Occident. La gauche lui a substitué le mot abstrait de solidarité, pour rompre les liens charnels qu’évoquait le mot de fraternité. Les centristes ont de leur côté imposé le mot vivre-ensemble pour remplacer la fraternité. Dans les deux cas, il s’agit de refouler dans le champ de l’impensable l’idée que les blancs en général, et les Français en particulier, puissent se sentir comme un peuple lié par le sang. Toute référence aux liens du sang entre européens est apparentée à une menace. Le dogme antiraciste, c’est la criminalisation de la fraternité européenne.

La chasse aux racistes, c’est la criminalisation de la fraternité. La fraternité n’est admise qu’à condition d’être parfaitement désincarnée et vidée de sa substance charnelle : la solidarité abstraite et obligatoire se substitue à la fraternité concrète et consentie.